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08/02/2016 23:55 EST | Actualisé 08/02/2017 00:12 EST

Inde : l'ex-chef du Giec, accusé de harcèlement sexuel, nommé à un nouveau poste dans son think tank

L'ancien président du groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), l'Indien Rajendra Pachauri, a été nommé à un poste de direction nouvellement créé au sein du think tank qu'il dirigeait avant d'être visé par une plainte pour harcèlement sexuel.

The Energy and Resources Institute (TERI), avait annoncé en juillet le remplacement de Pachauri, 75 ans, comme directeur général de cette organisation pour laquelle il travaille depuis 35 ans.

Rajendra Pachauri est accusé de harcèlement sexuel par une femme de 29 ans qui était chercheur dans ce centre d'études de New Delhi jusqu'en novembre. Elle a démissionné de son poste, estimant que le TERI la traitait de la "pire manière possible".

Le successeur de Pachauri comme directeur général du TERI a pris ses fonctions lundi, le centre d'études décidant à cette occasion de nommer Pachauri au poste de vice-président exécutif, fonction nouvellement créée.

"Dr Pachauri prend la foncion de vice-président exécutif du conseil de l'instance de direction. Il conseillera le TERI sur des questions spécifiques concernant son expansion dans le pays et à l'étranger", a indiqué une porte-parole du centre dans un email.

Pachauri avait été forcé de démissionner de la présidence du Giec en février après la plainte de sa collègue. Il a démenti les accusations, assurant que sa messagerie électronique et son téléphone ont été piratés.

L'avocat de Pachauri, Ashish Dixit, a assuré qu'il n'avait jamais été question que Pachauri, resté à son poste en attendant son successeur, quitte le TERI.

Pachauri n'a pas été mis en examen dans cette affaire qui fait l'objet d'une enquête de la police de Delhi.

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