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09/02/2016 05:48 EST | Actualisé 09/02/2017 00:12 EST

Des divergences encore à aplanir entre la Grèce et ses créanciers (responsable UE)

Il reste des divergences à aplanir entre la Grèce et ses créanciers, notamment sur la question des retraites, avant d'achever la négociation sur l'avancement des réformes, a déclaré mardi à Bruxelles un responsable européen, tablant sur une conclusion positive "à relativement court terme".

Le gouvernement grec souhaite conclure le plus vite possible cette négociation sur les mesures qu'il s'est engagé à réaliser en vertu de l'accord passé en juillet sur un troisième plan d'aide international. Son objectif est de pouvoir entamer rapidement les discussions sur la réduction de la dette publique.

Vendredi, à l'issue d'une semaine de discussions qualifiées d'"âpres" avec les représentants du quartet des créanciers (UE, Mécanisme Européen de Stabilité, BCE et FMI), le ministre grec des Finances Euclide Tsakalatos a dit espérer achever la négociation "d'ici à la fin février".

Mais à l'avant-veille d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui doit aborder jeudi à Bruxelles l'avancement des réformes grecques, un responsable européen n'a pas voulu s'avancer sur un calendrier précis.

"Nous espérons une conclusion positive à relativement court terme (...), dès que possible", a-t-il dit, soulignant que "la qualité (du travail, ndlr) doit primer sur la rapidité".

"Les discussions se sont bien passées (...) mais des divergences subsistent", a ajouté ce responsable, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat.

Concernant la réforme des retraites, "des progrès ont été faits, mais il y a encore des problèmes", a-t-il poursuivi, citant notamment des divergences sur les conditions permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein.

Le projet de loi de réforme des retraites, décrié par les syndicats grecs, a fait l'objet d'une grève générale et de manifestations particulièrement suivies le 1er février.

Il vise à réaliser 1,8 milliard d'euros d'économies par an (environ 1% du PIB), réclamées par les créanciers, surtout par la réduction du montant des pensions les plus élevées et la fusion de multiples caisses d'assurance.

D'après des informations de presse, les créanciers contestaient de leur côté ces derniers jours l'augmentation des cotisations pour les employeurs, prévue dans ce projet de loi, et souhaiteraient l'abaissement du montant de la retraite minimum de 384 euros par mois instauré par ce texte.

mad/mct