POLITIQUE
09/02/2016 06:27 EST | Actualisé 09/02/2016 06:34 EST

Aide sociale : Blais prêt à revoir le projet de loi

QUÉBEC – Le nouveau ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, se dit prêt à revoir certains aspects du controversé projet de loi 70 sur la réforme de l’Aide sociale.

François Blais a affirmé mardi matin que «bien sûr» il sera possible de revoir les modalités du projet de loi présentement à l'étude en commission parlementaire.

François Blais affirme être présentement en «mode écoute». Il entend toutefois «clarifier» bientôt la mesure qui vise à obliger un prestataire à accepter un emploi, peu importe la distance qui le sépare de l’employeur. «J’aurai des choses à dire là-dessus, je pense qu’il y a un petit peu de confusion», a-t-il dit à la sortie du caucus de sa formation.

En fin de journée, son attaché-presse a précisé que les modifications viseront plus particulièrement le type d’emploi qu’un prestataire devra accepter. «Ce qui est visé, c’est que ce soit la personne qui établisse son cheminement et ce qu’elle veut, dit Simon Laboissonnière. Donc, techniquement, l’emploi convenable, c’est elle qui va savoir exactement ce que c’est.»

Contrairement à la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper, la définition d’un emploi convenable pourrait aller au-delà du simple respect des droits du prestataire, explique Simon Laboissonnière.

Pour le critique péquiste Dave Turcotte, le nouveau ministre de l’Emploi démontre une meilleure compréhension des enjeux entourant le projet de loi 70 que son prédécesseur, Sam Hamad.

«Il est plus à l’écoute des interventions des groupes», estime le porte-parole de l’opposition officielle en matière d'emploi et d'économie sociale.

Ex-professeur de philosophie politique à l’Université Laval, François Blais a notamment écrit en faveur du revenu minimum garanti, rappelle-t-il. «S’il est cohérent avec ses écrits du passé, il devra modifier le projet de loi ou en présenter un nouveau», croit Dave Turcotte.

Le critique péquiste se questionne toutefois sur la pertinence de poursuivre les audiences de la commission parlementaire si le ministre s’apprête à apporter des modifications significatives au projet de loi.

«J’aimerais ça que le ministre nous dise rapidement vers où il s’en va pour qu’on puisse travailler sur du concret, dit-il. Si ce n’est plus ça le projet de loi, on perd notre temps présentement.»

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