POLITIQUE
09/02/2016 04:54 EST | Actualisé 09/02/2017 05:12 EST

Achat de Rona: c'est Ottawa qui tranchera sur les garanties, concède Dominique Anglade

Bloomberg via Getty Images
A Canadian flag flies over Rona Inc. signage displayed at the company's store in Toronto, Ontario, Canada, on Feb. 3, 2016. Lowe's Cos. agreed to buy rival Rona for C$3.2 billion ($2.3 billion) in cash to create one of Canada's biggest home-improvement retailers, almost four years after its earlier takeover proposal got rebuffed. Photographer: Cole Burston/Bloomberg via Getty Images

MONTRÉAL — C'est ultimement Ottawa qui décidera si les garanties fournies par Lowe's pour acquérir Rona sont suffisantes, a concédé mardi la nouvelle ministre de l'Économie, Dominique Anglade.

En dépit des attentes du gouvernement Couillard, c'est le Bureau de la concurrence et Investissement Canada qui décideront si cette transaction de 3,2 milliards $ ira de l'avant ou non, a-t-elle expliqué, au cours d'une mêlée de presse, à l'Assemblée nationale.

Depuis lundi, Mme Anglade dit avoir rencontré le président canadien de Lowe's (NYSE:LOW), Sylvain Prud'homme, en plus d'avoir discuté avec le ministre fédéral de l'Industrie, Navdepp Bains, afin de réitéré les attentes de la province.

Afin d'apaiser les craintes, le géant américain s'est engagé à conserver le siège social des activités canadiennes à Boucherville — où travaillent plus de 1100 personnes — et à garder les «multiples bannières» de Rona, la «vaste majorité» des employés actuels ainsi que des «hauts dirigeants clés».

En conférence de presse la semaine dernière, M. Prud'homme n'avait toutefois pas assuré que l'ensemble des employés de Rona (TSX:RON) conserveraient leur poste.

Au cours de sa rencontre avec le dirigeant de Lowe's au Canada, Mme Anglade a également dit avoir mis l'accent sur l'importante du rôle des fournisseurs de la province dans la chaîne d'approvisionnement de Rona.

Malgré les critiques de l'opposition, le gouvernement Couillard ne s'est pas opposé à la prise de contrôle étrangère de la société québécoise, puisqu'il s'agissait d'une entente commune.

Le ton était ainsi bien différent de celui de 2012, lorsque Lowe's avait offert 1,76 milliard $ pour acquérir Rona, ce qui avait suscité un tollé au sein du conseil d'administration, du gouvernement libéral de l'époque ainsi que des marchands indépendants du quincaillier.

Une assemblée extraordinaire au cours de laquelle les actionnaires seront appelés à voter sur la transaction est prévue le 31 mars.

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