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08/02/2016 06:14 EST | Actualisé 08/02/2017 00:12 EST

Wall Street chute dès l'ouverture

La Bourse de New York a ouvert en forte baisse lundi, à nouveau saisie comme les autres places boursières par les inquiétudes sur l'économie mondiale et les perspectives monétaires: le Dow Jones perdait 1,44% et le Nasdaq 2,00%.

Vers 14H40 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 233,29 points à 15.971,68 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 87,30 points à 4.275,85 points.

Très suivi par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 reculait de 29,21 points, soit 1,55%, à 1.850,84 points.

Wall Street avait fini sur une chute vendredi, après des chiffres ambigus sur l'emploi américain qu'elle a choisi d'interpréter de façon pessimiste: le Dow Jones avait perdu 1,29% à 16.204,83 points et le Nasdaq 3,25% à 4.363,14 points.

Les chiffres mensuels sur l'emploi américain publiés vendredi ont fait état de créations d'emplois décevantes, mais assorties d'un taux de chômage en baisse et surtout d'une progression du salaire horaire.

"Les nerfs des investisseurs restent à vif à cause des inquiétudes liées à la croissance et aux devises, et de l'incertitude sur les intentions de la Réserve fédérale", résumaient les analystes de la maison de courtage Charles Schwab.

Les investisseurs s'apprêtent par ailleurs à suivre de près les auditions de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen prévues au Congrès mercredi et jeudi.

Par ailleurs le marché du pétrole, en baisse à l'ouverture, exerçait aussi une nouvelle fois une pression à la baisse sur Wall Street.

"Il y a eu une rencontre entre l'Arabie saoudite et le Venezuela pour parler du pétrole. Le problème c'est que cela s'est résumé à un titre aguichant, car personne n'avait rien à dire sur un éventuel accord pour réduire la production", précisait Patrick O'Hare, chez Briefing.com.

M. O'Hare estimait également que les investisseurs avaient des motifs supplémentaires d'éviter les prises de risque du fait que "le Wall Street Journal a évoqué un pessimisme grandissant sur le marché devant les obligations bien notées, ce qui renforce l'angoisse pour les perspectives économiques".

Chris Low, chez FTN Financial, a noté que les réserves de changes de la Banque centrale chinoise s'affichaient désormais au plus bas depuis trois ans, ce qui "fait ressortir les difficultés de la Banque centrale chinoise (PBOC) à garder le yuan stable en dépit d'une fuite des capitaux massive".

Le marché obligataire était en hausse. Le rendement des bons du Trésor à dix ans s'affichait à 1,782% contre 1,837% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,620% contre 2,673% précédemment.

chr/jld/sha

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