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08/02/2016 10:20 EST | Actualisé 08/02/2017 00:12 EST

Une journée typique d'entraînement avec Jacqueline Simoneau

BILLET - À six mois des Jeux olympiques de Rio, la vie d'une nageuse synchronisée est particulièrement occupée! Pour vous permettre de mieux connaître mon quotidien, j'ai eu l'idée de vous décrire une journée typique.

Un texte de Jacqueline Simoneau

Vous remarquerez que le Stade olympique de Montréal est devenu ma deuxième maison. Généralement, mon équipe et moi sommes les premières arrivées et les dernières à quitter l'Institut national du sport du Québec (INS Québec).

Chaque matin, mon réveil sonne à 5 h 15. Pour déjeuner, je mange souvent un steak et des légumes, ainsi que des fruits et un yogourt. Ça en prend de l'énergie pour commencer la journée! Ensuite, je pars vers environ 5 h 50 de chez moi pour arriver à la piscine vers 6 h 40 et commencer mon réchauffement.

La journée d'entraînement commence officiellement vers 7 h avec une séance de pilates. Je saute à l'eau vers 8 h 10 pour une pratique de natation jusqu'à 8 h 30, ce qui me permet de m'échauffer de nouveau. Nous enchaînons ensuite avec des exercices de base, durant lesquels nous travaillons des éléments importants, la tête sous l'eau.

De 9 h 30 à 11 h, c'est l'heure du duo avec ma partenaire Karine Thomas. Comme je fais l'épreuve en duo et les deux routines par équipe, c'est plus difficile de gérer mon temps. Karine fait seulement le duo, donc elle a des journées plus courtes. Je dois me concentrer pour que chaque pratique avec elle compte. Nous devons être bien prêtes pour les Jeux. Nous recherchons vraiment la perfection.

Quand 11 h arrive, je me joins au reste de l'équipe pour travailler la chorégraphie libre. Je suis dans toutes les poussées acrobatiques, donc nous travaillons beaucoup là-dessus. C'est très exigeant. Nous faisons aussi la routine au complet et par section pour nous améliorer.

De 13 h à 14 h 30, c'est la pause! C'est un grand moment pour nous. J'en profite pour manger un peu, aller voir ma physiothérapeute et souvent me faire masser. Je crois beaucoup au massage pour la récupération des muscles et j'en ai besoin pour réussir à arriver au bout de ma semaine. Quand nous sommes chanceuses, la pause dure jusqu'à 15 h. C'est vraiment quelque chose d'avoir deux heures de pause, mais c'est aussi très rare.

De retour à la piscine, nous reprenons l'entraînement par équipe, mais nous travaillons sur la routine technique. Nous utilisons beaucoup un processus vidéo nommé Dark Fish. En fait, il s'appelle Mathieu et il nous filme avec des caméras sous l'eau et hors de la piscine. Ça nous aide beaucoup, car nous pouvons améliorer notre position.

Quand 18 h arrive, je sors de la piscine, mais avant de quitter le stade, je prends 15 minutes pour m'étirer. Sinon, je vais être raide le lendemain. Finalement, retour à la maison, lavage, souper douche et dodo... Puis, ça recommence le lendemain matin! Nous nous entraînons six jours par semaine, du lundi au samedi. Je peux vous dire que le dimanche, mon mot d'ordre est : repos.

C'est sûr qu'il y a des moments plus durs que d'autres, surtout durant l'hiver. Je sors le matin et il fait noir et c'est la même chose le soir en quittant la piscine. Mais même durant ces périodes exigeantes, je suis consciente que je vis un rêve. Je ne me verrais faire autre chose pour rien au monde.

Chaque matin, je vois le stade olympique et je suis vraiment heureuse. Quand je pense à l'événement de préparation pour les Jeux olympiques que nous avons vécu en décembre et aux Jeux qui s'en viennent, je suis sur un nuage.

Je dois avouer qu'il y a aussi un camp d'entraînement à Porto Rico qui arrive à la mi-février. Quitter un peu l'hiver pour le soleil du sud, disons que ça aussi ça me motive!

(Avec la collaboration de Sportcom)

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