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08/02/2016 07:00 EST | Actualisé 08/02/2017 00:12 EST

Les commotions cérébrales triplent le risque de suicide chez les adultes

MONTRÉAL — Le risque à long terme de suicide est trois fois plus élevé chez les adultes qui ont déjà subi une commotion cérébrale, et le risque est encore plus important si la commotion s'est produite la fin de semaine, selon une étude réalisée par des chercheurs ontariens.

Le docteur Donald Redelmeier a expliqué que les médecins peuvent sous-estimer l'impact d'une commotion cérébrale sur la santé du patient en raison de la rapidité avec laquelle les symptômes peuvent se résorber.

Son collègue Michael Fralick a prévenu que le lien entre la commotion cérébrale et le suicide n'est pas limité aux militaires ou aux athlètes professionnels.

Les deux chercheurs ont constaté, à l'étude de plus de 235 000 patients, que ceux qui avaient subi une commotion cérébrale étaient trois fois plus à risque de se suicider que les autres. Ceux qui avaient été blessés pendant la fin de semaine étaient quatre fois plus à risque. Le délai moyen entre la commotion et le suicide était de 5,7 ans.

Une accumulation de commotions cérébrales a été associée à une autre hausse du risque de suicide. La majorité des patients avaient visité leur médecin de famille au cours du mois précédent le geste fatidique. L'âge moyen au moment du suicide était 44 ans.

Le lien entre la commotion cérébrale et le suicide persistait chez les patients qui ne présentaient pas d'autres facteurs de risque psychiatriques.

Près de 4000 personnes se sont suicidées au Canada en 2010. La commotion cérébrale est la blessure au cerveau la plus répandue au Canada, avec quelque 400 000 cas recensés chaque année.

Les conclusions de cette étude sont publiées dane le journal de l'Association médicale canadienne.

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