NOUVELLES
08/02/2016 08:58 EST | Actualisé 08/02/2017 00:12 EST

Irak: nouvelles manifestations dans le Kurdistan contre la réduction des salaires

Médecins et agents de la circulation du Kurdistan irakien ont réclamé lundi les arriérés de salaires impayés, alors que la colère sociale gronde dans cette région autonome confrontée à une crise économique provoquée par la chute des prix du brut.

Dans et autour de Souleimaniyeh, principale ville du sud du Kurdistan, du personnel de la police de la circulation a observé un sit-in et s'est mis en grève pour réclamer ses salaires, qui n'ont pas été versés depuis plusieurs mois.

"Officiers et autres membres de la police de la circulation ont entamé une grève dans plusieurs secteurs de la province pour réclamer un règlement au problème des salaires", a indiqué à l'AFP Karwane Mohamed Siddiq, porte-parole du département de la police de la circulation.

Les enseignants ont été les premiers à protester il y a deux semaines pour réclamer les salaires impayés, également à Souleimaniyeh.

Le Kurdistan irakien, frappé de plein fouet par la chute des prix du brut, a annoncé la semaine dernière que ses fonctionnaires, à l'exception du personnel de la sécurité, ne recevraient qu'une partie de leur salaire.

Dans la capitale Erbil, dominée par le parti du président de la région Massoud Barzani, resté au pouvoir malgré l'expiration de son mandat, les médecins ont envoyé lundi une pétition au gouvernement du Kurdistan exigeant de pouvoir bénéficier du même traitement que celui réservé aux forces de sécurité, arguant qu'ils font autant partie de l'effort de guerre contre les jihadistes du groupe extrémiste Etat islamique.

Les médecins menacent de lancer une "grève générale si le gouvernement ne répond pas à ces demandes d'ici le 14 février".

strs-jmm/feb/mer

Biden ou Trump?
Suivez les dernières nouvelles, les analyses et les sondages dans cette course qui ne cesse de surprendre!