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08/02/2016 08:20 EST | Actualisé 08/02/2017 00:12 EST

GB: pas d'immunité diplomatique pour un milliardaire saoudien dans un cas de divorce

Une ancienne mannequin va pouvoir poursuivre en justice son ex-mari, un milliardaire saoudien, en vue d'obtenir une compensation financière, après qu'un tribunal a rejeté lundi à Londres la demande d'immunité diplomatique de ce dernier.

Le Cheikh Walid Juffali faisait valoir que son statut de représentant permanent de Sainte-Lucie auprès de l'Organisation maritime internationale (OMI), basée à Londres, lui octroyait l'immunité diplomatique, empêchant ainsi son ex-femme de le poursuivre en justice.

"Je suis convaincu que (M. Juffali) a demandé et obtenu une nomination diplomatique dans le seul but d'éviter des poursuites suite de l'échec de son mariage" avec Christina Estrada, a déclaré le juge Anthony Hayden.

Cette dernière, âgée de 53 ans, va maintenant pouvoir poursuivre son ex-mari devant la justice britannique pour essayer d'obtenir une partie de sa fortune évaluée à environ 4 milliards de livres (5 milliards d'euros).

M. Juffali, qui devrait faire appel de la décision, argue avoir acheté à son ex-femme une propriété à Beverly Hills, aux États-Unis, et affirme lui verser 100.000 dollars (90.000 euros) par mois. Ils ont une fille de 13 ans.

De son côté, Mme Estrada prétend que le divorce s'est fait à son insu en Arabie Saoudite et qu'elle ne peut pas poursuivre en justice son ex-mari là-bas. Elle pointe également le fait que M. Juffali est résident permanent au Royaume-Uni.

Londres est de plus en plus considérée comme la capitale du monde du divorce, la justice britannique ayant statué ces dernières années sur toute une série de cas impliquant des couples riches de Chine, de Russie, des États-Unis ou encore de Malaisie.

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