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08/02/2016 18:27 EST | Actualisé 08/02/2017 00:12 EST

Bourse de Tokyo: le Nikkei chute de 4,92% à mi-séance

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo chutait de près de 5% mardi à mi-séance, affecté par la remontée du yen et le net recul lundi des places européennes et de Wall Street, en pleine débâcle depuis le début de l'année.

A la pause déjeuner, l'indice phare des 225 valeurs vedettes, qui avait rebondi lundi après quatre séances négatives, lâchait 4,92% (-836,09 points) à 16.168,21 points. Il avait démarré en baisse de 1,98% avant d'amplifier dans les minutes suivantes ses pertes.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau décrochait au même moment de 5,03% (-69,46 points) à 1.310,95 points.

Sur le volet des changes, le dollar a glissé sous la barre des 115 yens pour la première fois depuis novembre 2014: il s'affichait à 114,69 yens à la mi-journée. L'euro se repliait aussi et valait 128,63 yens, contre 130,71 yens lundi.

La hausse de la devise nippone, valeur refuge prisée en cette période d'incertitudes sur les marchés, décourage l'achat d'actions de groupes exportateurs japonais: le géant automobile Toyota abandonnait ainsi 4,85% à 6.237 yens et la firme d'électronique Panasonic 6,75% à 877,6 yens.

Les poids lourds de la cote, le groupe d'habillement Fast Retailing (Uniqlo) et le géant des télécoms SoftBank étaient également sanctionnés: le premier dévissait de 5,04% à 35.300 yens, le second de 5,72% à 4.812 yens.

Mais ce sont surtout les valeurs financières qui trébuchaient, à l'image de ce qui s'est passé lundi en Europe.

Les titres des trois mégabanques plongeaient: Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) perdait 7,87% à 495,8 yens, Mizuho Financial Group 5,83% à 171 yens et Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) 7,26% à 3.164 yens, tandis que le groupe de services financiers Nomura Holdings sombrait de 10,82% à 500,1 yens.

Après un début d'année calamiteux, les Bourses mondiales ont été une nouvelle fois emportées en ce début de semaine par les inquiétudes sur la croissance mondiale, entre ralentissement en Chine et érosion sans fin des cours du pétrole.

La déroute a touché toutes les places européennes lundi, d'Oslo à Madrid en passant par Athènes. Paris a cédé 3,20%, Francfort 3,30%, Londres 2,71% et Milan 4,69%.

Aux Etats-Unis, le Dow Jones a clôturé sur un recul de 1,10% et le Nasdaq de 1,82%, les indices modérant toutefois leurs pertes en fin de séance.

"Nous avons vu les attentes gonfler sur le pouvoir des banques centrales, et maintenant cette bulle éclate", a commenté pour l'agence Bloomberg News Soichiro Monji, chez Daiwa SB Investments à Tokyo. "Les investisseurs prennent acte du fait que les banques centrales ne sont plus en mesure de contrôler les marchés. C'est devenu apparent après le dernier assouplissement de la Banque du Japon et désormais un avis similaire se répand au sujet de la Banque centrale européenne".

La Banque du Japon a surpris les marchés en adoptant fin janvier les taux d'intérêt négatifs pour revigorer l'économie, mais si cette action a été saluée par les investisseurs dans un premier temps, l'euphorie s'est vite dissipée.

anb/tll

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