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07/02/2016 03:49 EST | Actualisé 07/02/2017 00:12 EST

Les Emirats pour des forces terrestres en Syrie "sous commandement américain"

Les Emirats arabes unis ont estimé dimanche que la campagne internationale en Syrie contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) devrait inclure des forces terrestres et rester placée "sous commandement américain".

"Nous ne parlons pas de milliers de troupes" mais de "troupes qui ouvriront la voie, qui formeront, qui soutiendront", a déclaré le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash.

Déjà, en novembre, M. Gargash avait évoqué la disposition de son pays à participer "à tout effort international nécessitant une intervention terrestre pour combattre le terrorisme".

"Notre position n'a pas changé. Nous devrons voir comment les choses progressent", a-t-il dit dimanche lors d'un point de presse à Abou Dhabi. Il était interrogé sur le point de savoir dans quelles circonstances les Emirats étaient prêts à envoyer des troupes en Syrie.

Jeudi, l'Arabie saoudite avait déclaré être prête à se joindre à toute opération terrestre en Syrie si la coalition antijihadistes menée par Washington prenait une telle décision.

"S'il y a une volonté de la part de la coalition de lancer une opération terrestre, nous y contribuerons de façon positive", avait déclaré à l'AFP le général de brigade saoudien Ahmed al-Assiri, porte-parole d'une coalition arabe qui combat des rebelles pro-iraniens au Yémen.

Dimanche, le ministre émirati Anwar Gargash a déclaré: "Notre position est que la vraie campagne contre Daech (acronyme en arabe pour l'EI) doit inclure des éléments terrestres. Nous avons été frustrés devant le peu de progrès dans le combat contre Daech".

Dans ce contexte, "deux choses manquent: un vrai processus politique à Bagdad incluant les sunnites et une présence au sol dans les opérations contre Daech", a-t-il dit, ajoutant: "bien sûr, un commandement américain dans cet effort est aussi une condition préalable".

Les pays du Golfe --Arabie saoudite, Emirats et Qatar-- soutiennent l'opposition au régime syrien de Bachar Al-Assad. Ces trois pays font déjà partie de la coalition internationale en Syrie.

Les Occidentaux leur ont reproché depuis la mi-2015 d'avoir réduit leur engagement au sein de la coalition anti-EI pour concentrer leurs efforts dans la guerre contre les rebelles chiites au Yémen.

L'opposition armée syrienne est en train de subir des revers militaires, notamment autour d'Alep (nord), face aux forces de Damas appuyées par la Russie et l'Iran.

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