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06/02/2016 13:52 EST | Actualisé 06/02/2017 00:12 EST

Le Canadien espère maintenant connaître deux bons matchs consécutifs

MONTRÉAL — Le 29 octobre dernier, le Canadien avait laissé filer une avance de 3-0 et subi un revers crève-coeur de 4-3 à Edmonton. Il n'était pas question de revivre pareil scénario samedi après-midi au Centre Bell, et Tomas Plekanec a pris les choses en main dans le gain de 5-1 du Tricolore face aux Oilers.

Pivotant de nouveau un trio complété par Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk, Plekanec s'est imposé dès la première période autant en avantage numérique que lorsqu'il a été appelé à écouler des punitions.

«Oui, ça été un bon match! On ne se plaindra pas aujourd'hui!», a-t-il lancé après avoir connu une septième performance de quatre points en carrière et une première depuis le 17 janvier 2015 contre les Rangers de New York.

Mais au-delà de son rendement individuel, Plekanec était surtout soulagé par le fait que le Canadien avait enfin pu retrouver le chemin de la victoire.

«Nous avons bien joué cet après-midi, nous avons montré de la confiance et on pouvait voir que nous transportions bien la rondelle. Il n'y a pas de doute que c'est réconfortant, mais nous savons où nous sommes et nous devons continuer de nous battre. Nous espérons que ce soit le début d'une séquence de victoires dont nous avons bien besoin», a reconnu celui qui a été choisi première étoile du match.

Plekanec a par ailleurs eu de bons mots pour le gardien Ben Scrivens, qui s'est dressé devant les dangereux attaquants des Oilers en première période. D'ailleurs, les Oilers ont récolté exactement la moitié de leurs 24 tirs lors des 20 premières minutes de jeu.

«Il a été remarquable aujourd'hui, a loué Plekanec. Il a réussi des arrêts importants dans les moments où nous en avions vraiment besoin.»

Scrivens s'est fait plutôt modeste en rendant hommage au travail de ses coéquipiers. Pourtant, il a suffisamment bien joué pour que Michel Therrien laisse planer la possibilité qu'il affronte les Hurricanes de la Caroline dimanche après-midi.

«Je ne sais pas si mes arrêts ont motivé mes coéquipiers, la réponse leur appartient plus qu'à moi. Mon travail est de me rendre devant le filet et d'arrêter les rondelles dirigées vers moi. Si mes arrêts servent de motivation, c'est tant mieux. J'admets que je me sentais particulièrement bien, et les gars ont vraiment très bien joué devant moi, surtout en troisième période.»

Vendredi, Scrivens avait mentionné que ce match contre son ancienne équipe n'avait pas d'importance particulière, et il a repris cette affirmation samedi. Il a cependant admis avoir conservé un mauvais souvenir du traitement qu'il a reçu lorsque la direction des Oilers a décidé de ne pas le garder dans la LNH.

«Je ne suis pas amer parce que l'on m'a échangé comme tel. Si j'ai gardé de l'amertume, c'est par rapport à la perception que j'ai ressentie dans la façon que l'on m'a traité. On m'a rétrogradé sans que j'ai un visa et pendant trois semaines j'ai fait du surplace avant d'être confiné à un rôle de réserviste. J'ai participé à 57 matchs dans cette ligue l'an dernier. Il y a une nouvelle direction à la tête de l'équipe, et c'est une business», a-t-il noté, tout en ajoutant qu'il avait conservé plusieurs amis chez les Oilers.

Scrivens a admis, par ailleurs, avoir songé au jeu blanc, qui aurait été son premier dans la LNH depuis qu'il avait défait le Canadien 3-0, le 27 octobre 2014... avec les Oilers. Mais Benoit Pouliot l'en a privé au début de la troisième période.

«Ça traverse un peu votre esprit, mais ce n'est pas comme s'il serait agi de mon premier. J'ai joué plusieurs matchs dans la LNH et j'en ai réussi d'autres avant. Les blanchissages, c'est un boni. Ce qui importe, c'est la victoire.»

Parlant de victoires, le Canadien tentera d'en signer une deuxième d'affilée dimanche, ce qu'il n'a pas réalisé depuis la fin de novembre.

«On va commencer par apprécier le moment, a déclaré Therrien. Mais il faudra arriver demain avec la même mentalité pour jouer du hockey inspiré.»