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05/02/2016 08:11 EST | Actualisé 05/02/2017 00:12 EST

Zika: les Etats-Unis recommandent abstinence ou préservatif au retour d'une zone infectée

Les autorités de santé américaines ont recommandé vendredi aux personnes de retour de pays où sévit le virus Zika d'utiliser des préservatifs ou de s'abstenir d'avoir des relations sexuelles, le virus pouvant se transmettre par cette voie.

Les nouvelles recommandations des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) visent tout particulièrement les femmes enceintes et leur partenaire, ainsi que celles en âge de procréer inquiètes à propos du virus Zika.

Celui-ci se transmet majoritairement par une piqûre d'un moustique infecté, mais les CDC ont admis cette semaine qu'une personne avait attrapé le Zika par voie sexuelle au Texas. Le conjoint de cette personne avait été infecté par le virus lors d'un récent voyage au Venezuela.

"Les hommes avec des partenaires sexuelles enceintes qui résident ou ont voyagé dans des zones où le virus Zika se transmet activement, et leurs partenaires sexuelles devraient utiliser correctement et sur une base constante des préservatifs durant leurs actes sexuels (vaginaux, anaux ou oraux), ou devraient s'abstenir d'avoir des activités sexuelles pendant la durée de la grossesse", ont indiqué les CDC.

"Un usage constant et correct de préservatifs en latex réduit le risque de transmission sexuelle de nombreuses infections", ajoutent les autorités sanitaires américaines, précisant que "la science n'a pas encore déterminé combien de temps le risque doit être évité".

"Des recherches sont en cours pour répondre à cette question au plus tôt. Si vous essayez de tomber enceinte, vous devez penser à vous faire tester et en discuter avec votre médecin", soulignent encore les CDC.

Le plus gros laboratoire de recherche au Brésil, pays particulièrement touché par le Zika, a affirmé que le virus chez les personnes infectées pouvait être trouvé dans la salive et le sperme, tout en soulignant qu'il n'y a pas encore de preuves qu'il puisse se transmettre par ces fluides.

Bénigne en apparence, l'infection par ce virus est soupçonnée de provoquer de graves malformations congénitales du cerveau du foetus chez les femmes enceintes infectées.

L'organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié l'épidémie d'"urgence de santé publique de portée mondiale".

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