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05/02/2016 01:48 EST | Actualisé 05/02/2017 00:12 EST

Réformes GB/UE: le groupe de Visegrad veut présenter un front uni (Orban)

Les quatre pays d'Europe centrale du "groupe de Visegrad" - Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie - veulent définir une position commune sur les propositions de réforme de l'UE pour éviter une sortie du Royaume-Uni ("Brexit"), principalement sur la question des prestations sociales, a indiqué vendredi le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

La demande de M. Cameron de limiter les prestations sociales pour les travailleurs européens employés en Grande-Bretagne suscite des inquiétudes dans les pays du groupe de Visegrad, qui redoutent des discriminations envers les centaines de milliers de leurs ressortissants partis travailler en Grande-Bretagne.

"Nous sommes en discussion avec les pays de Visegrad pour atteindre une position commune", a déclaré vendredi le Premier ministre conservateur hongrois à la radio publique MR1.

M. Orban reçoit lundi à Budapest son homologue polonaise Beata Szydlo et a indiqué se rendre à Prague le 15 février.

Le chef de gouvernement hongrois ne ferme pas la porte à un compromis sur la réduction des aides sociales aux travailleurs européens en Grande-Bretagne: "Est-il possible de faire une distinction entre les citoyens britanniques et les citoyens des autres pays membres? Cela est la question: probablement oui, mais à quel niveau?", s'est-il interrogé sur MR1, souhaitant éviter toute "discrimination".

Rétif, comme son homologue britannique, à trop de politique européenne commune, le Premier ministre hongrois a jusqu'ici réservé un accueil plutôt favorable aux autres propositions de réforme britanniques.

"Nous comprenons que Londres veuille réformer l'UE car à l'échelle internationale l'UE perd du terrain, son économie est plus proche de la stagnation que de la croissance", a déclaré vendredi M. Orban, plaidant pour des "Etats membres forts" et le maintien de "nombreuses questions sous l'autorité des parlements nationaux".

Parmi les propositions européennes de réforme visant au maintien du Royaume-Uni dans l'UE, figurent, outre un "frein d'urgence" destiné à contrôler l'immigration intraeuropéenne, un mécanisme de "carton rouge" permettant, dans certaines conditions, de stopper des projets législatifs de la Commission européenne.

Le préaccord entre l'UE et le Royaume-Uni doit être examiné par les 27 autres Etats membres de l'UE lors d'un sommet les 18 et 19 février à Bruxelles.

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