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05/02/2016 05:38 EST | Actualisé 05/02/2017 00:12 EST

Pour l'Equateur, "il est temps de remettre en liberté Julian Assange"

Le ministre équatorien des Affaires étrangères Ricardo Patiño a affirmé vendredi qu"'il est temps que le Royaume-Uni et la Suède remettent en liberté Julian Assange", après la décision d'un comité de l'ONU condamnant la "détention arbitraire" du fondateur de WikiLeaks

"Il est temps que les deux gouvernements (britannique et suédois, ndlr) corrigent leur erreur, qu'ils remettent en liberté Julian Assange, qu'ils cessent cette détention arbitraire et qu'en outre, ils réparent les dommages faits à cet homme", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.

"Nous l'avons dit dès le début, mais maintenant nous ne sommes plus les seuls à le dire. C'est évidemment une persécution politique, c'est totalement prouvé. Persécution politique, absence de procès équitable, absence de droit à la défense, à la présomption d'innocence", a-t-il ajouté.

C'est un "abus contre un citoyen dont le délit a été de révéler les délits que d'autres citoyens du monde, dans des pays puissants, ont commis", a-t-il insisté.

Julian Assange, Australien de 44 ans accusé de viol par une Suédoise, a appelé vendredi le Royaume-Uni et la Suède à le laisser libre, après plus de trois ans de confinement dans l'ambassade d'Equateur à Londres, conforté par la décision d'un comité de l'ONU immédiatement rejetée par Londres et Stockholm.

"Il revient maintenant à la Suède et au Royaume-Uni d'appliquer le verdict" du comité, a déclaré le fondateur de WikiLeaks.

Le comité onusien a appelé à mettre fin à sa "détention arbitraire" mais les gouvernements britannique et suédois ont immédiatement rejeté l'avis de ce comité, Londres laissant ainsi entendre qu'il serait arrêté s'il mettait un pied hors de l'ambassade.

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