NOUVELLES
05/02/2016 04:00 EST | Actualisé 05/02/2017 00:12 EST

Nigeria: Le président du Sénat doit être jugé pour corruption, tranche la Cour Suprême

La Cour Suprême du Nigeria a rejeté vendredi l'ultime recours du président du Sénat, accusé d'avoir dissimulé des biens acquis avec des fonds publics détournés, qui devra donc se soumettre à la justice.

Bukola Saraki a été assigné à comparaître en septembre dernier devant la justice, accusé de fausse déclaration de patrimoine pendant qu'il était gouverneur de l'Etat de Kwara (ouest) entre 2003 et 2011. La Cour d'appel avait rejeté cette demande le mois suivant et il avait alors déposé un recours devant la Cour Suprême.

Le président de la chambre haute du Parlement est le troisième personnage de l'Etat nigérian, après le président de la République, Muhammadu Buhari, et son vice-président, Yemi Osinbajo.

Il soutient que le Tribunal du code de conduite du pays - cour spéciale chargée de juger les dossiers de fausses déclarations de patrimoine et de revenus - n'a pas la compétence pour le juger.

"Cet appel est sans fondement, par conséquent il est rejeté", a déclaré Walter Onnoghen, juge de la Cour Suprême. Cette décision a été adoptée à l'unanimité par les sept juges présents.

M. Saraki n'était pas présent, mais Saka Isau, un de ses avocats, a assuré que son client "se soumettra à son procès".

M. Saraki est accusé d'avoir acquis des biens immobiliers qu'il n'a pas déclarés, à l'aide de fonds publics détournés. Il nie ces chefs d'accusation.

L'affaire représente un test décisif pour le Congrès progressiste (APC), le parti du président Buhari - auquel appartient M. Saraki - déterminé à lutter contre le "démon de la corruption", endémique dans la première puissance économique d'Afrique.

ola-joa/cdc/jhd