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05/02/2016 03:28 EST | Actualisé 05/02/2017 00:12 EST

Merkel lundi en Turquie pour tenter de réduire le flux de migrants

Angela Merkel se rendra lundi en Turquie pour voir avec Ankara comment mieux lutter contre l'immigration illégale ininterrompue vers le continent européen, après que l'UE a approuvé le financement d'une aide européenne de 3 milliards d'euros, a indiqué vendredi son porte-parole

La chancelière allemande "sera lundi à Ankara pour des entretiens avec le Premier ministre Ahmet Davutoglu, sur lesquels tous deux se sont mis d'accord hier (jeudi) en marge de la conférence (des donateurs) sur la Syie" à Londres, a déclaré Steffen Seibert, lors d'un point de presse.

Les deux responsables ont multiplié leurs rencontres ces derniers temps alors que Berlin estime qu'Ankara doit jouer un rôle-clé pour ralentir le flot de réfugiés.

Le principal objectif de Mme Merkel, sous pression accrue dans son pays pour obtenir rapidement une baisse significative du nombre de migrants arrivant dans le pays, sera de convaincre la Turquie d'appliquer l'accord conclu avec l'UE fin novembre, mais loin d'avoir été pleinement mis en place depuis.

Ce "plan d'action" prévoit que les autorités turques contrôlent mieux leurs frontières et luttent davantage contre les passeurs en échange d'une aide financière, d'un assouplisement des conditions d'entrée des ressortisants turcs dans l'UE et d'un déblocage des négociations sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

Un des obstacles à sa mise en oeuvre a été levé jeudi avec un accord européen sur le financement de l'aide d'un montant de 3 milliards d'euros destinés aux 2,5 millions de réfugiés syriens en Turquie, que bloquait notamment l'Italie jusqu'ici.

Le porte-parole de la chancelière allemande a estimé vendredi qu'il importait désormais de "voir comment avancer dans les efforts pour réduire l'immigration illégale et la transformer dans un deuxième temps en migration légale", par le biais de contingents légaux que prône Mme Merkel comme solution à la crise migratoire, a-t-il dit.

"Comment pouvons-nous lutter contre les passeurs devant les côtes turques de manière efficace?", s'est-il interrogé. "Il est patent que les passeurs continuent de sévir, que malheureusement des hommes continuent de perdre la vie entre les côtes turques et les îles grecques, cela veut dire qu'il reste des choses à faire", a ajouté le porte-parole.

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