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05/02/2016 05:18 EST | Actualisé 05/02/2017 00:12 EST

Le pétrole ouvre en petite baisse après les chiffres décevants de l'emploi américain

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse vendredi à New York, des chiffres de l'emploi médiocres aux Etats-Unis ayant relancé les inquiétudes pour la vigueur de la demande dans un marché toujours saturé d'offre.

Vers 14H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars cédait 10 cents à 31,62 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Des chiffres médiocres sur l'emploi suggèrent que l'économie n'est peut-être pas aussi solide qu'on peut l'espérer", a déclaré Phil Flynn, chez Price Futures Group.

"Le secteur de l'énergie est en baisse à cause d'inquiétudes sur un ralentissement de la demande et si nous commençons à voir plus de licenciements (dans ce secteur) cela pourrait devenir une prophétie qui s'auto-réalise", a-t-il ajouté.

L'économie américaine n'a créé que 151.000 emplois en janvier, un net ralentissement par rapport aux 262.000 embauches nettes de décembre et une déception par rapport aux 188.000 créations d'emplois attendues, selon les chiffres publié vendredi par le ministère du Travail. Le secteur minier a encore perdu 7.000 emplois nets en janvier.

"Dans le même temps, des chiffres de l'emploi médiocres signifient que la Réserve fédérale devrait plus hésiter avant de remonter les taux d'intérêt s'il semble que le marché de l'emploi ralentit plus que prévu, ce qui pourrait soutenir les cours", a ajouté M. Flynn, voyant là une explication de la prudence de la réaction du marché.

Tout relèvement des taux d'intérêt revient à rendre le dollar plus rémunérateur et à le revaloriser, ce qui pénalise les acheteurs de brut munis d'autres devises puisque les échanges sont libellés en billets verts.

Mercredi les cours du brut avaient fortement monté, et cela avait été mis au moins partiellement sur le compte d'un accès de faiblesse du dollar, qui est brièvement retombé à un niveau qu'on n'avait plus vu depuis octobre.

Vendredi le dollar se reprenait assez nettement.

Globalement, le pétrole "est fondamentalement orienté à la baisse et les attentes décroissantes d'une réunion d'urgence de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont entravé toute reprise des prix", a souligné de son côté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Les analystes de Commerzbank estimaient que plus l'Arabie saoudite et les autres pays du Golfe hésitaient à prendre part à ces discussions, plus les espoirs de réductions de production étaient susceptibles de disparaître et les prix d'être à nouveau sous pression.

"Une reprise durable des prix ne devrait être déclenchée qu'une fois que la production américaine baissera. Un nouveau déclin du nombre de puits en activité aux États-Unis, comme cela est susceptible d'être rapporté (par le groupe privé Baker Hughes) ce vendredi, devrait révéler que cela n'est qu'une question de temps", poursuivaient-ils.

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