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04/02/2016 10:07 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Venezuela : le Parlement veut amnistier les prisonniers politiques

Le Parlement vénézuélien a commencé jeudi à débattre d'un projet de loi d'amnistie pour les prisonniers politiques, qui sera certainement approuvé grâce à la majorité d'opposition mais que le gouvernement du président Nicolas Maduro rejette fortement.

"Après 17 ans de haine et de division, nous devons nous unir pour sortir de cette crise. La clameur des Vénézuéliens est pour l'union, la paix et la réconciliation nationale, c'est pourquoi il est si nécessaire d'approuver cette amnistie", a déclaré la députée d'opposition Delsa Solorzano, devant l'hémicycle, en présence de proches des prisonniers politiques.

Le projet de loi a été présenté formellement jeudi matin à l'Assemblée nationale, qui votera dans les prochaines semaines.

Il vise à amnistier les 75 prisonniers politiques que recense l'opposition dans le pays, ainsi que ceux qui se sont exilés pour manifester leur désaccord avec le chavisme (du nom de l'ex-président, le défunt Hugo Chavez) au pouvoir.

Cette amnistie constitue une des priorités du Parlement, désormais contrôlé par l'opposition après sa victoire historique aux élections législatives du 6 décembre, mais le gouvernement du président Nicolas Maduro rejette catégoriquement ce projet, laissant augurer d'un possible blocage institutionnel autour du texte.

"Nous ne soutenons pas cette loi car elle veut créer de l'impunité", a dénoncé le chef du groupe chaviste à l'Assemblée, Héctor Rodriguez.

Le gouvernement nie que ces 75 personnes soient des prisonniers politiques, les qualifiant d'"assassins" et les accusant de vouloir fomenter un coup d'Etat.

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