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04/02/2016 02:17 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Une équipe d'Albertains à la conquête du Chili pour une course des plus extrêmes

Une équipe d'athlètes amateurs de Canmore s'apprête à participer à « la dernière course sauvage » du monde, soit la Patagonian Expedition Race, une course d'aventure extrême qui aura lieu au Chili à la mi-février et dont seulement environ le tiers des équipes franchissent le fil d'arrivée.

Un texte de Geneviève Normand

Sandra Baribeau, François Charest, David Lebrun et Michal Dorocicz forment l'équipe Mind Over Body (MOB). Ils se sont inscrits à cette course périlleuse en mars 2015. Depuis, toutes leurs énergies et leurs moindres temps libres sont consacrés à l'entraînement.

« Je m'entraînais environ sept fois par semaine, explique David Lebrun, originaire du Québec et installé à Canmore depuis de nombreuses années. Souvent, c'était divisé, deux fois par jour. Le matin, à 5 h, j'allais m'entraîner avant de partir pour aller travailler. Puis, je revenais chez moi. Je faisais à souper, je m'occupais de ma famille, et parfois j'y retournais plus tard en soirée. »

Chacun des participants dit s'être entraîné tous les jours de la semaine, ou presque. François Charest affirme même avoir enfilé ses espadrilles jusqu'à trois fois par jour à un certain moment.

« C'est pas toujours évident parce qu'on n'est pas des athlètes professionnels. On a une job à temps plein et il faut aussi s'entraîner », affirme celui qui travaille dans le secteur de la construction.

Mais à quoi ressemble véritablement leur entraînement? Sandra Baribeau, infirmière de profession, donne un exemple de ce que représenterait une « grosse » semaine d'entraînement :

  • Dimanche : monter au sommet d'une montagne et faire 50 à 100 kilomètres de vélo;
  • Lundi : entraînement de 2 heures sur vélo stationnaire;
  • Mardi : faire du kayak pendant 2,5 heures contre le courant sur la rivière Bow;
  • Mercredi : faire une « petite course », entre 10 et 20 kilomètres;
  • Jeudi : entraînement sur vélo stationnaire d'une durée de 1,5 heures. « Si j'ai le temps, ça se peut que j'aille faire une petite course ensuite »;
  • Vendredi : faire entre 10 et 20 kilomètres de course à pied;
  • Samedi : gravir deux montagnes et faire une randonnée en vélo de montagne.

Le confort? Quel confort?

Au cours des dix jours que peut durer la Patagonian Expedition Race, les athlètes vivront toute une gamme d'émotions. Ils doivent être totalement prêts et s'attendre à tout, sauf à une chose : le confort.

« On s'attend à dormir au maximum de quatre heures par nuit, affirme David Lebrun. On a une tente, mais elle n'a même pas de plancher. En fait, on n'aura aucun confort pendant dix jours. »

Les participants de chacune des équipes ont d'ailleurs beaucoup d'équipement à trimbaler au cours de la course. Et cela, sans compter la nourriture, dont les provisions seront calculées avec précision.

L'équipe Mind Over Body s'envolera pour le Chili lundi. 

Une deuxième équipe canadienne participe également à cette même course. Il s'agit de l'équipe Osedea, formée de participants provenant d'un peu partout à travers le pays.