POLITIQUE
04/02/2016 02:41 EST | Actualisé 04/02/2016 02:43 EST

Uber ne peut être freiné, croit Couillard (VIDÉO)

QUÉBEC – Pour le premier ministre Philippe Couillard, Uber est le symbole d’une avancée technologique inéluctable.

«Historiquement, dans toute l’histoire des sociétés, tout mouvement qui vise à freiner ou à arrêter un développement technologique, ces mouvements-là ont toujours échoué», a affirmé Philippe Couillard jeudi matin, avant d’entrer au caucus de sa formation politique qui vise à préparer la prochaine session parlementaire.

«Alors, on peut se bercer dans l’illusion et faire comme si ça n’existait pas; ça existe. On doit donc se réunir comme société, avec les chauffeurs de taxi qu’on veut traiter équitablement, avec les autres partenaires, pour voir comment on va encadrer ce milieu-là de façon équitable», a-t-il ajouté.

Mercredi, Québec a annoncé la mise sur pied d’une commission parlementaire qui sondera l’industrie du taxi et les divers intervenants afin de préparer un projet de loi pour encadrer les pratiques d’Uber dans la province.

Le premier ministre a toutefois refusé de dire jeudi qu’Uber devrait suspendre ses opérations jusqu’à ce que le gouvernement légalise ses opérations. «On va s’assurer de faire respecter les règles», s’est-il contenté de dire.

Quelques minutes plus tôt, le nouveau ministre des Transports, Jacques Daoust, a également plaidé en faveur d’une légalisation d’Uber. «C’est illégal dans son comportement actuel, mais c’est un outil qui est efficace», a-t-il dit.

Ce nouveau discours tranche avec la position de l’ex-ministre des Transports, Robert Poëti, qui estimait qu’Uber agit dans l’illégalité.

Jacques Daoust a également mis un bémol sur l’idée de racheter les permis des chauffeurs de taxi. «Je n’ai pas l’intention d’enlever des chauffeurs de taxi de sur la route, moi», a-t-il lancé.

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