NOUVELLES
04/02/2016 07:22 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Syrie: les USA doivent faire pression sur la Russie avant les prochaines négociations (opposition)

L'opposition syrienne a appelé jeudi les Etats-Unis à faire pression sur la Russie, allié militaire du régime de Damas, s'ils veulent que la prochaine série de négociations à Genève soit un succès.

Monzer Makhous, l'un des porte-parole du Haut comité des négociations (HCN), a déclaré à l'AFP que Washington devait aider à créer "un équilibre" entre les délégations de l'opposition et du régime syrien afin d'éviter un nouvel échec.

Mercredi, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a annoncé une "pause" dans les pourparlers de Genève jusqu'au 25 février, en soulignant qu'"il y a encore du travail à faire non seulement pour nous mais aussi pour tous ceux qui sont impliqués" dans la crise syrienne.

Il a ainsi renvoyé la balle au Groupe international de soutien sur la Syrie, appelé à se réunir le 11 février 2011 à Munich. Il sera lui-même auditionné vendredi matin par les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU à New York.

M. Makhous a jugé que cette suspension était "la bonne décision".

"Il faut qu'il y ait des pressions des Américains sur les Russes", a-t-il dit. "L'équilibre doit changer (...) afin que chaque partie puisse faire des compromis", a-t-il expliqué, avant le départ en fin d'après-midi de la délégation du HCN.

La délégation du gouvernement de Damas avait elle quitté Genève dans la matinée.

La Russie, allié de longue date du régime de Damas, est entrée dans le conflit syrien fin septembre en bombardant les forces hostiles au président Bachar al-Assad.

Ces frappes aériennes ont permis aux troupes gouvernementales et à leurs alliés d'effectuer ces derniers jours une importante percée militaire dans la province d'Alep (Nord), ce qui a déclenché la fureur de l'opposition syrienne.

Le HCN avait demandé à l'ouverture des discussions de Genève l'arrêt des bombardements russes, la libération de milliers de prisonniers, dont des femmes et des enfants, ainsi que la levée des sièges contre une quinzaine de villes.

"Evidemment, nous ne reviendrons pas, si nous ne voyons rien (changer) sur le terrain", a averti le porte-parole du HCN.

La guerre en Syrie, déclenchée en mars 2011, a déjà fait plus de 260.000 morts et fait fuir plus de 13 millions de personnes sur les quelque 23 millions d'habitants.

mjg-nl-gca/apo/ib