NOUVELLES
04/02/2016 07:23 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Syrie: l'Iran espère que l'arrêt des pourparlers n'est que "temporaire"

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a dit jeudi espérer que la pause dans les négociations de paix sur la Syrie ne serait que "temporaire", appelant les acteurs extérieurs au processus à ne pas chercher à en "dicter" les conditions.

Après six jours de discussions avec le régime syrien d'une part, l'opposition de l'autre, l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a annoncé mercredi à Genève une "pause" dans ces négociations censées enclencher une solution politique au conflit.

Le diplomate onusien s'est refusé à parler "d'échec" et a déclaré avoir fixé la date du 25 février pour une reprise des discussions, mais celle-ci semble tout sauf certaine.

"Nous espérons que la pause dans les discussions de Genève n'est que temporaire", a déclaré à Londres Mohammad Javad Zarif, lors de la conférence des donateurs pour les victimes civiles du conflit.

"Depuis le début de la crise en Syrie, nous répétons que la seule issue réside dans une solution politique résultant de discussions entre Syriens", a-t-il ajouté.

"Nous avons également souligné que les acteurs extérieurs devraient faciliter un tel dialogue et ne pas chercher à dicter ses conditions ou son résultat", a dit le chef de la diplomatie iranienne, jugeant "impérative" l'instauration d'un cessez-le-feu.

L'Iran est un acteur majeur de la crise syrienne. Soutien indéfectible du président Bachar al-Assad, il a toujours démenti avoir envoyé des combattants en Syrie mais le Hezbollah chiite libanais, soutenu par Téhéran, a reconnu y avoir envoyé des combattants pour soutenir le régime.

eg/oaa/mr