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04/02/2016 01:50 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Syrie: Cameron appelle à continuer de travailler pour une solution politique

Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé à continuer à travailler "malgré les difficultés" pour trouver une solution politique en Syrie, jeudi, à l'ouverture de la conférence des donateurs qu'il accueille à Londres.

"On ne pourra atteindre une solution à long terme à la crise en Syrie qu'avec une transition politique et nous devons continuer à travailler dans cette direction malgré les difficultés", a déclaré M. Cameron alors que les pourparlers entre le régime syrien et l'opposition ont été supendus à Genève.

La suspension des discussions "montre à quel point les divisions sont profondes", a déclaré de son côté le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui co-organise la conférence des donateurs.

"Il est profondément choquant que les premières étapes des discussions aient été sapées par le manque d'accès suffisant à l'aide humanitaire et par une soudaine augmentation des bombardements et des activités militaires en Syrie", a-t-il regretté.

"Les jours qui viennent doivent être utilisés pour revenir à la table des négociations, et non pour sécuriser davantage de gains sur le champ de bataille", a insisté le secrétaire général de l'ONU.

Plombées par un fossé insurmontable entre les belligérants et la poursuite sur le terrain d'une guerre sans merci, les discussions de paix sur la Syrie organisées à Genève ont été suspendues jusqu'au 25 février par l'ONU, qui s'est refusée à parler d'"échec" et a renvoyé la balle aux grandes puissances.

Dans la foulée, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a accusé Moscou et Damas de "chercher une solution militaire plutôt que de permettre une solution politique" et estimé que l'offensive de l'armée syrienne épaulée par des frappes russes mettait en péril le processus politique.

A Londres, des dirigeants du monde entier devaient tenter jeudi de lever neuf milliards de dollars en faveur des 18 millions de Syriens victimes de la guerre, avec l'ambition d'endiguer la crise des réfugiés qui, du Moyen-Orient à l'Europe, pèse sur les pays d'accueil.

"Donner de l'espoir est le meilleur moyen de ralentir l'exode des Syriens instruits et d'empêcher la radicalisation d'une génération perdue", a souligné Ban Ki-moon.

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