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04/02/2016 01:23 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Ouverture des festivités du carnaval de Cologne, sous protection policière

Les festivités finales du carnaval de Cologne (ouest), l'un des évènements les plus populaires d'Allemagne, ont débuté jeudi, entourées d'un important dispositif de sécurité lié aux violences qui se sont déroulées au Nouvel An.

Au son des fanfares, le coup d'envoi des festivités a été donné, comme le veut la tradition, à 11h11 locales, sur la place du Vieux marché, à quelques centaines de mètres de la cathédrale emblématique de la ville, a constaté l'AFP.

La foule des "Jecken" (les fous du carnaval, en dialecte rhénan) était un peu moins dense qu'à l'accoutumée, selon certains habitués.

"Il y a sensiblement moins de monde que l'année dernière", a affirmé à l'AFP, Martin, 60 ans, membre de la Société de carnaval du Vieux marché, chargée chaque année d'animer le lancement des festivités.

"Pourquoi ? Il y a un peu de peur, je pense. Hors de Cologne, les gens pensent qu'on est en guerre civile... N'importe quoi", lance-t-il, souriant, dans son uniforme vert et rouge de soldat du XVIIIe siècle.

La nuit du Nouvel An a été marquée par des violences, notamment sexuelles, attribuées à des demandeurs d'asile ou des immigrants d'Afrique du Nord.

Plus d'un millier de plaintes ont été déposées et l'évènement a accru la pression sur Angela Merkel et sa politique généreuse à l'égard des migrants.

Au total, 2.500 policiers ont été déployés, soit trois fois plus que l'an passé.

Au milieu des "fous" grimés en cow boys, clowns, princesses ou "Stormtroopers" sortis de la Guerre des étoiles, la présence policière était clairement visible dans le centre ville.

"Moi je suis là pour prendre du plaisir", a affirmé Marcel, 23 ans, déguisé en apache. "Surtout après ce qui s'est passé, c'est bien qu'on puisse s'amuser", a-t-il ajouté.

Karine, 59 ans, venue de la banlieue de Cologne, répond un clair "Non" quand on lui demande si le Nouvel An a changé quelque chose pour elle.

"On vient chaque année, il n'y a pas de raison que ça change", dit-elle, entourée de ses amies, toutes déguisées en clowns, sur la place de la gare où se sont déroulés les incidents de la nuit du 31 décembre.

Les festivités du carnaval qui rassemblent chaque année environ 1,5 million de personnes doivent durer six jours jusqu'au mercredi des Cendres (mercredi prochain), jour de pénitence qui marque l'entrée dans le carême dans la tradition catholique.

elr/yap/at