POLITIQUE
04/02/2016 10:05 EST | Actualisé 04/02/2016 10:53 EST

Les représentants des CPE manifestent devant l'Assemblée nationale (PHOTOS)

Le Regroupement des centres de la petite enfance (CPE), des parents et des responsables de la garde en milieu familial interpellent le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx, et réclame un réinvestissement dans le réseau des CPE.

Des manifestants se sont rassemblés devant le parlement à Québec jeudi matin pour former un comité d'accueil en prévision du caucus libéral. Les manifestants veulent rencontrer le ministre Sébastien Proulx pour connaître sa vision du réseau des CPE au Québec.

« On veut lancer un message au ministre de venir s'asseoir, de discuter pour savoir quelles sont ses intentions, mais surtout que nous, on veut continuer à offrir des services de garde éducatifs aux enfants », explique Sylvie Provencher du Regroupement des centres de la petite enfance de la région de Québec.

« On ne veut pas devenir des parkings, on veut assumer notre rôle de premier maillon de l'éducation. »

Sylvie Provencher du Regroupement des centres de la petite enfance de la région de Québec.

Confusion autour des compressions

À quelques semaines du dépôt du budget provincial, les regroupements des CPE ne s'entendent pas sur les compressions qui seront imposées l'an prochain.

Le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE) se réjouit d'une entente de principe conclue avec Québec qui prévoit des coupes de 51 millions dans les centres de la petite enfance. Selon le CQSGEE, seul un montant de 14 millions représenterait donc un « effort supplémentaire » pour les CPE.

L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), qui représente la majorité des CPE au Québec, affirme plutôt que rien n'est réglé.

L'AQCPE soutient que les compressions de 120 millions dans les centres de la petite enfance et les garderies privées subventionnées seront maintenues pour la prochaine année.

Le nouveau ministre Sébastien Proulx envisagerait ce scénario, selon Louis Sénécal, président-directeur général de l'AQCPE.

« Moi, je ne vois pas de quoi on peut se réjouir quand la présumée entente finalement, c'est de reconduire des compressions de 120 millions pour l'année 2016-2017. Alors nous ce qu'on demande, c'est l'abolition de ces compressions-là. »

Un rassemblement est organisé par l'Association québécoise des centres de la petite enfance à Montréal, dimanche, pour faire le point sur les compressions.

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