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04/02/2016 04:37 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Le procès de Jian Ghomeshi se poursuit jeudi à Toronto

TORONTO — Le procès de l'ex-animateur de la radio de la CBC Jian Ghomeshi se poursuit ce jeudi à Toronto.

La Couronne devrait appeler un nouveau témoin à la barre, mais elle n'a pas encore dévoilé son identité.

Ghomeshi, qui a animé la populaire émission culturelle «Q», a plaidé non coupable à quatre chefs d'agression sexuelle et un chef d'avoir tenté d’étouffer, de suffoquer ou d’étrangler une personne dans le but de vaincre sa résistance.

Plus tôt cette semaine, l'une des trois femmes ayant accusé Ghomeshi en lien avec ce procès a été appelée à témoigner. Elle a expliqué comment Ghomeshi — qu'elle a décrit comme un charmant gentleman avec un côté sombre — l'aurait attaquée en décembre 2002, puis en janvier 2003.

Lors du premier incident, Ghomeshi lui aurait tiré violemment les cheveux pendant qu'ils s'embrassaient «sensuellement». Lors du deuxième incident, qui serait survenu chez lui, l'animateur lui aurait encore une fois tiré les cheveux pendant qu'ils s'embrassaient avant de la frapper à la tête.

Au cours d'un intense contre-interrogatoire, la femme, qui ne peut être identifiée, a admis avoir envoyé des courriels à Ghomeshi dans lesquels elle tentait de le charmer, et ce, longtemps après les présumées agressions.

L'existence de ces courriels a été soulevée en cour après que la femme eut affirmé qu'elle n'avait pas communiqué avec l'animateur après les présumées agressions, sauf, peut-être, pour lui manifester sa colère par courriel.

La femme a déclaré à l'avocate de Ghomeshi qu'elle avait envoyé ces courriels à l'animateur comme «appâts», afin qu'il communique avec elle et qu'elle puisse lui demander d'expliquer les présumées agressions. Elle a aussi dit qu'elle ne se souvenait pas de ces courriels lorsqu'elle a parlé à la police et aux procureurs de la Couronne.

S'il est reconnu coupable d'agression sexuelle, Ghomeshi fait face à une peine maximale de 18 mois de prison. L'accusation de tentative d'étouffement, par contre, pourrait lui valoir une peine de prison à perpétuité.