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04/02/2016 00:49 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

La Russie "regrette" la suspension des négociations de paix sur la Syrie (Kremlin)

La Russie a dit jeudi "regretter" la suspension après six jours de négociations confuses à Genève des pourparlers de paix sur la Syrie et s'attendre à un deuxième round de discussions "compliqué" le 25 février.

"Nous regrettons ce développement mais personne ne s'attendait à ce que tout soit simple et rapide", a déclaré à des journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Personne ne s'attendait à des résultats immédiats dès le premier round. (...) Nous espérons qu'il y aura bientôt des éclaircissement sur la manière dont les pourparlers vont se poursuivre", a-t-il ajouté.

"Il est clair que la suite va être compliquée et nous espérons qu'après cette pause, il y aura bien le prochain round de ces négociations très complexes", a-t-il ajouté.

Après six jours de discussions avec le régime d'une part, l'opposition de l'autre, de tergiversations et de rendez-vous annulés ou reportés, l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a annoncé mercredi soir une "pause" dans le processus de discussions sur la Syrie, censé enclencher une solution politique pour mettre un terme au conflit.

Le diplomate onusien s'est néanmoins refusé à parler "d'échec" et a déclaré avoir fixé la date du 25 février pour une reprise des discussions, même si celle-ci semble tout sauf certaine.

Dans la foulée, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a accusé Moscou et Damas de "chercher une solution militaire plutôt que de permettre une solution politique" et estimé que l'offensive de l'armée syrienne épaulée par des frappes russes mettait en péril le processus politique.

Au lendemain de ce coup d'arrêt aux pourparlers de paix, une conférence des pays donateurs pour les réfugiés s'ouvre jeudi à Londres avec l'espoir de progresser au moins sur le plan humanitaire.

Des dirigeants du monde entier doivent tenter dans la capitale britannique de lever neuf milliards de dollars en faveur des 18 millions de Syriens victimes de la guerre, avec l'ambition d'endiguer la crise des réfugiés qui, du Moyen-Orient à l'Europe, pèse sur les pays d'accueil.

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