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04/02/2016 11:19 EST | Actualisé 04/02/2016 11:27 EST

Essai routier Toyota Prius 2016: pure logique (PHOTOS)

EcoloAuto.com

La Toyota Prius est une vedette, une vraie. Après tout, rares sont les voitures qui ont reçu des éloges de Leonardo di Caprio, qui ont été conduites pour une arrivée aux Oscars, et qui peuvent à la fois se targuer d’être parmi les plus populaires taxis en Amérique du Nord. Vous me direz que cela n’en fait pas une voiture spectaculaire pour autant, ce qui n’est pas faux.

Voilà aussi ce qui explique le désir profond de Toyota de remanier l’hybride la plus populaire pour le rendre plus accessible et plus attirante pour le commun des mortels. Car il faut bien l’avouer, malgré des données de ventes intéressantes, la Toyota Prius pouvait compter sur quelques admirateurs convaincus, mais n’attirait pas le grand public.

Voilà donc le problème d’image auquel les dirigeants de Toyota se retrouvaient confrontés. Pour le corriger, le défi était de taille. Il fallait en effet maintenir la plus grande qualité de la voiture, à savoir sa capacité à offrir une consommation faible, mais en y ajoutant un aspect pratique et polyvalent qui faisait un peu défaut.

Le résultat, c’est une Toyota Prius 2016 qui est la logique même. Non seulement améliore-t-elle ses performances en consommation de carburant, mais elle se hisse désormais au rang des véritables voitures familiales.

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Un style unique

L’ancienne Toyota Prius, qui rappelons-le était le premier véhicule du genre produit en grande série au monde, comptait aussi sur une allure unique. On voulait la distinguer du lot, affirmer dès le premier regard que la Prius était différente de ses rivales. Les trois premières générations ont donc bâti sur cette différence, et proposaient une voiture à la silhouette aisément reconnaissable.

Ce qui est encore le cas de la déclinaison 2016, précisons-le. La nouvelle mouture repart totalement de zéro, se basant sur la nouvelle plateforme globale de Toyota appelée TGNA (poétiquement inspirée du nom anglais Toyota’s Global New Architecture). Concrètement, il s’agit d’une toute nouvelle structure qui permet de modeler la voiture selon des dimensions différentes, et qui favorise aussi la mise en place d’un centre de gravité plus bas, améliorant la tenue de route.

Pour le moment, la Prius 2016 est la seule voiture utilisant la TGNA, mais ce n’est qu’une question de temps avant que d’autres modèles emboitent le pas également.

Physiquement, on a tenté de reproduire l’effet triangulaire porté par les anciennes générations de Prius, mais en lui insufflant une dose de modernisme. Globalement, malgré la présence d’un parechoc avant nettement plus imposant, et la présence de phares au design plus étudié, la voiture a une allure plus passe-partout. Il est vrai que certains détails, et je pense ici aux feux arrières en forme d’éclair dont le style est pour le moins étriqué, ne s’attirent pas que des éloges, mais dans l’ensemble on se fait rapidement à ce nouveau style, et on se prend même à l’apprécier.

La grande beauté de cette nouvelle plateforme cependant, c’est qu’elle permet un espace intérieur plus abondant qui fait en sorte que la Prius se hisse au niveau des voitures intermédiaires, délaissant du même coup le segment des compacts.

Et parce qu’on a réussi à mieux regrouper les batteries et à en réduire la taille, elles n’occupent plus la moitié de l’espace cargo et se retrouvent plutôt sous le siège des passagers avant. Le résultat est donc un espace de chargement tout à fait raisonnable, ce qui confère à la Prius le statut de véritable voiture familiale.

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Gadgets à gogo

On ne peut lancer une voiture destinée à la famille sans vouloir y ajouter de nombreux éléments de confort. Ce qui explique, par exemple, que trois versions de la Prius seront offertes, chacune ajoutant des accessoires et des systèmes électroniques de sécurité et de confort.

Ainsi, la version de base, qui s’offre pour 25 995$ soit 300$ de moins que celle de l’année dernière, propose d’entrée de jeu une caméra de recul, un système audio avec écran d’affichage central, un écran ultramince logé au centre de la planche de bord pour la lecture des informations de conduite et une clé intelligente. Un groupe d’options de 550$ permet d’ajouter le Toyota Safety Sense, le regroupement de systèmes de sécurité qui réunit un régulateur de vitesse intelligent, un système d’assistance au freinage (fort efficace, l’ayant expérimenté bien malgré moi), un système de détection de changement de voie et un détecteur de piétons.

La Prius Touring (29 330$) ajoutera un écran plus imposant, le Toyota Safety Sense de série, des roues de 17 pouces, un système d’entrée sans clé et un volant de Softex, un matériau capable de demeurer plus neutre en température évitant les engelures en hiver et les brulures en été.

Entre les deux se retrouve la Toyota Prius Technologie (28 730 $), offrant de série ou en option les mêmes systèmes que la Touring, incluant un toit ouvrant et un affichage tête haute.

Écolo et écono

La véritable raison d’être de la Toyota Prius cependant, c’est son économie de carburant, un élément dans lequel elle excellait, et qu’elle couronne avec encore plus de succès. Sous le capot, on retrouve le moteur quatre cylindres de 1,8 litre de la version précédente, mais ayant été retouché pour une plus grande efficacité. Comme auparavant, il est jumelé à une motorisation électrique mariée à une transmission à variation continue à commande électronique.

Les batteries, à hydrure métallique de nickel dans la version de base, mais lithium-ion dans les autres, sont plus légères, et capables, en appuyant sur un mode EV, de diriger la voiture au besoin en mode électrique seulement. Évidemment, un petit écran affiche la transition de l’énergie d’un moteur à l’autre, et indique la consommation de carburant en temps réel.

C’est ici que la Prius prend tout son sens. Imaginez, le constructeur affiche une cote de consommation officielle de 4,5 litres aux 100 kilomètres en mode combiné, ce qui est déjà exceptionnel. Mais aux termes d’une randonnée d’une journée effectuée tant en zone urbaine que sur autoroute ou sur des routes de campagne, j’ai pu ramener la voiture avec une consommation affichée de 4,4 litres aux 100 kilomètres, mieux que la consommation officielle. Un événement rarissime, surtout que je n’ai pas porté d’attention particulière à une conduite écologique.

Mieux encore, parce qu’on utilise une nouvelle plate-forme, on peut abaisser le nez de la voiture, installer sous le châssis des plaques déviant l’air et mettre à profit des volets actifs dans le parechoc avant pour éliminer la friction. La nouvelle Prius offre désormais un coefficient d’aérodynamisme de 0,24, le meilleur de son histoire.

Ajoutez à cela un peu plus de légèreté, mais surtout des suspensions redessinées et plus rigides, et vous aurez une voiture qui, sans être revêtue d’une personnalité sportive, fournit dorénavant un certain plaisir de conduite. Un qualificatif qui ne s’adressait certainement pas aux anciennes générations.

Une voiture relativement spacieuse, agréable à conduire et économe de surcroît, la nouvelle Prius n’est pas une révolution dans son domaine. Mais elle est certainement l’évolution la plus logique qu’on pouvait espérer. Une qualité qui devrait la faire passer de véhicule un peu marginal, à celui de véhicule au plus grand attrait. Si vous êtes capables d’en apprécier le look, évidemment.

Source: EcoloAuto.com

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