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04/02/2016 10:21 EST

Les conséquences de l'éjaculation précoce sur le mental et le couple

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Le problème ronge les hommes qui en souffrent et bien souvent la personne avec laquelle ils partagent leur lit. L'éjaculation précoce est un trouble sexuel fréquent, qui rend un homme touché sur deux inquiet sur l'avenir de sa vie sexuelle, selon l'étude EMOI réalisée par les laboratoires MENARINI et rendue publique le 3 février.

Réalisée en partenariat avec la FF3S (Fédération Française de Sexologie et de Santé Sexuelle) sur 575 patients (et de 290 partenaires) recrutés par 120 sexologues ou urologues entre octobre 2013 et avril 2014, cette étude montre quelle est l'étendue des conséquences de l'éjaculation précoce sur le mental de ces hommes ainsi que sur leur couple.

L'éjaculation précoce est, avec la dysfonction érectile (ou «impuissance»), le trouble sexuel le plus fréquent chez les hommes. Contrairement à la dysfonction érectile, qui toucherait un homme adulte sur 10, et près d'un quart des hommes après 50 ans, l'éjaculation précoce est un comportement et non pas une maladie.

Deux tiers des éjaculateurs précoces n'osent pas consulter

Il faut distinguer deux sortes d'éjaculation précoce. L'éjaculation primaire (innée) apparaît dès le début de la vie sexuelle, quelle que soit le ou la partenaire, et peut survenir avant ou juste au moment de la pénétration. L'éjaculation secondaire (acquise) survient plus tardivement, après avoir connu des relations sexuelles de durée «normale». Un élément déclenche celle-ci, il peut être d'origine psychologique, relationnelle ou physique.

Les éjaculateurs précoces ont en moyenne 39 ans et la plupart d'entre eux vivent en couple (70 %).

Alors que l'éjaculation précoce peut être contrôlée, la plupart des hommes concernés (67 %, soit plus de deux tiers) ne consultent pas, pensant que le problème «s'arrangera tout seul». Ceci s'explique en partie car l'éjaculation précoce est encore source de honte (62 %) et de stigmatisation.

Pourtant, ce trouble a des conséquences sur leur mental. Par rapport à la population en général, ces hommes souffriraient en effet plus de troubles de l'humeur - anxiété, dépression et de troubles du sommeil. Ils ont tendance à perdre en estime de soi, à avoir de moins en moins confiance «en tant que partenaire sexuel», et à se sentir coupables. D'ailleurs, seulement 8 % d'entre eux sont satisfaits de leurs performances sexuelles.

Mésententes dans le couple, divorces, ruptures...

Au-delà de l'impact psychologique sur eux-mêmes, l'éjaculation précoce a, toujours selon cette étude, un impact sur le ou la partenaire. 79 % des éjaculateurs précoces pensent que leur partenaire est insatisfait sexuellement parlant. Ce qui est presque vrai : pour une femme concernée sur deux, l'orgasme est «plutôt difficile», «très difficile» à atteindre ou «absent». D'ailleurs, dans la moitié des cas, c'est la partenaire qui est à l'origine de la consultation médicale.

Au total, ce sont 90 % des hommes éjaculateurs précoces et 73 % des partenaires qui se sentent frustrés.

Ce trouble pourrait être responsable de mésententes avec la partenaire (57 %), divorces, séparations, ruptures (22 %), désirs d'infidélité (30 %).

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