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04/02/2016 13:43 EST | Actualisé 04/02/2017 00:12 EST

Assange: Correa se félicite que l'ONU donne raison à l'Equateur

Le président équatorien Rafael Correa s'est félicité jeudi que l'ONU donne raison à son gouvernement "après tant d'années", en jugeant illégal le confinement de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, reclus dans l'ambassade de Quito à Londres depuis 2012.

"Ils nous donnent raison après tant d'années, mais qui va compenser le dommage infligé à Julian Assange et à l'Equateur? Savez-vous combien cela coûte d'assurer la sécurité au sein de l'ambassade?", a déclaré M. Correa.

Le chef de l'Etat a invoqué des "tentatives d'espionnage et autres" depuis que l'Equateur a accordé l'asile au fondateur de WikiLeaks, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen suite à des accusations de viol lancées par une Suédoise en 2010.

La Suède a confirmé qu'un groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire avait rendu un avis favorable à l'Australien, mais non contraignant pour les Etats membres, dont la teneur sera rendue publique vendredi matin à Genève.

"Si l'ONU annonce demain (vendredi) que j'ai perdu mon affaire contre le Royaume-Uni et la Suède, je sortirai de l'ambassade vendredi à midi pour être arrêté par la police britannique", avait auparavant annoncé dans un communiqué Julian Assange, 44 ans.

Il avait en 2014 saisi le Groupe de travail des détentions arbitraires de l'ONU, en dénonçant le fait que les autorités britanniques ne lui permettent pas de quitter l'ambassade équatorienne, en dépit du sauf-conduit et de l'asile que lui a accordé Quito.

Le gouvernement britannique a pour sa part assuré que du fait de ce mandat d'arrêt, il était "légalement obligé d'extrader" le fondateur de WikiLeaks. "M. Assange n'a jamais été détenu arbitrairement par le Royaume-Uni, il a délibérément évité une arrestation légale en choisissant de rester dans l'ambassade d'Équateur", a souligné un porte-parole.

Jeudi matin, le ministre des Affaires étrangères équatorien, Ricardo Patiño, a réaffirmé que Quito maintenait sa "protection" envers l'Australien, qui craint une extradition aux Etats-Unis où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500.000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250.000 communications diplomatiques.

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