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03/02/2016 10:28 EST | Actualisé 03/02/2017 00:12 EST

Québec propose la tenue d'une commission parlementaire sur l'industrie du taxi

Québec propose la tenue d'une commission parlementaire sur l'industrie du transport par taxi, vu la pression exercée notamment par le service Uber. 

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a annoncé mercredi l'intention de son gouvernement d'organiser de tels travaux dans les prochaines semaines afin d'entendre le point de vue des principaux intervenants.

Il souhaite aussi déterminer des pistes de solution pour relever les défis auxquels est confrontée l'industrie du taxi avec l'arrivée de nouveaux types de transport rémunérés.

Selon lui, le statu quo n'est pas envisageable.

Car l'arrivée de nouvelles technologies change la donne et tous reconnaissent l'importance pour l'industrie du taxi de se moderniser, précise-t-il dans un communiqué diffusé mercredi.

Il croit que des règles doivent être mises en place pour assurer la fin de la concurrence déloyale.

Uber Canada a salué mercredi l'initiative du ministre. L'entreprise estime qu'elle pourrait permettre de trouver des solutions réglementaires concrètes «pour assurer aux consommateurs des alternatives de transport sécuritaires, fiables et abordables», avance-t-elle dans un communiqué.

L'entreprise dit souhaiter, depuis son arrivée au Québec, une réglementation encadrant le «covoiturage urbain».

Quant à l'industrie du taxi, elle demande depuis un certain temps au gouvernement québécois d'interdire les services d'Uber.

Mardi, le syndicat des Métallos est allé plus loin et a demandé à la Cour supérieure de déclarer illégales les activités de ce service de taxi parallèle et d'y mettre un terme à la source, c'est-à-dire d'ordonner la désactivation de ses applications.

Il a déposé mardi matin une demande en jugement déclaratoire et une demande d'injonction permanente dans laquelle il soutient que les activités d'Uber contreviennent à la Loi sur le transport par taxi.