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03/02/2016 13:41 EST | Actualisé 03/02/2017 00:12 EST

PKP est persuadé de surmonter «les moments difficiles» des dernières semaines

QUÉBEC — Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau s'est dit persuadé, mercredi, de pouvoir surmonter «les moments difficiles» des dernières semaines.

Dans une conférence de presse concluant une réunion de ses députés, M. Péladeau a reconnu qu'il s'était retrouvé face à «une accumulation de considérations».

Aux journalistes, M. Péladeau a refusé de dire quelle suite il entend donner aux menaces de poursuites judiciaires formulées envers la Coalition avenir Québec (CAQ), le mois dernier.

Après avoir reçu une mise en demeure lui enjoignant de se rétracter concernant le financement d'un projet d'institut de la souveraineté porté par M. Péladeau, la CAQ avait rejeté un appel à la médiation du chef péquiste.

Plus tôt cette semaine, un député caquiste, Benoit Charette, avait évoqué la possibilité que M. Péladeau ait renoncé à aller plus loin dans ce litige.

Mercredi, M. Péladeau est demeuré réservé sur la possibilité qu'il poursuive également le leader parlementaire libéral Jean-Marc Fournier, qui l'avait critiqué, ainsi que «La Presse» et Radio-Canada, dont des récents reportages remettaient en question les pratiques fiscales du conglomérat Québecor, dont le chef péquiste est actionnaire de contrôle.

«J'ai dit éventuellement que j'y réfléchissais, donc la réflexion est terminée», a-t-il dit.

En janvier, M. Péladeau avait amorcé un caucus à Saguenay alors que des reportages indiquaient qu'il s'apprêtait à congédier son directeur de cabinet, Pierre Duchesne, ce qui ne s'est pas avéré à ce jour.

Cette période animée a été suivie, vendredi dernier, par l'annonce que M. Péladeau et sa femme, l'animatrice Julie Snyder, divorçaient, quelques mois à peine après leur mariage, un élément auquel il n'a référé qu'indirectement, en rétrospective.

«J'en ai vu d'autres dans la vie, a-t-il dit. J'en ai passé des moments plus difficiles. Est-ce que le moment a été plus difficile depuis les dernières semaines? Dire l'inverse, ce serait évidemment vous mentir, mais je pense avoir l'expérience appropriée. Je pense avoir les moments de vie ou l'expérience de vie suffisante pour savoir qu'après la pluie, le beau temps.»

Alors que cette période de «turbulences», comme l'a qualifiée le député péquiste Jean-François Lisée, a alimenté la perception que son leadership pourrait être affaibli, M. Péladeau est apparu confiant, mercredi, au terme d'une journée de travail avec ses députés.

«Le caucus est soudé, le caucus est prêt à travailler, et le Parti québécois va livrer la marchandise comme il a toujours livré la marchandise», a-t-il dit.

Le PQ axera ses interventions des prochains mois sur les thèmes de l'économie, l'éducation et la famille, a indiqué le leader parlementaire Bernard Drainville, aux côtés de son chef.

«Tous ceux et celles qui subissent l'austérité, ils vont trouver dans le Parti québécois le parti qui se bat contre l'austérité et qui se bat pour eux, pour les citoyens, pour les gens ordinaires, comme on les appelle», a-t-il dit.

Le PQ a également réclamé mercredi le retrait de deux projets de loi, qui portent sur la gouvernance des commissions scolaires ainsi que sur des réformes au programme d'aide sociale.