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03/02/2016 05:10 EST | Actualisé 03/02/2017 00:12 EST

Les besoins de certains réfugiés syriens sont plus importants que prévu

OTTAWA — Alors que la date butoir du gouvernement fédéral pour la réinstallation de 25 000 réfugiés syriens approche à grands pas, une analyse gouvernementale concernant ceux qui sont déjà arrivés au Canada dresse un portrait des défis à venir qui donne à réfléchir.

Les réfugiés parrainés par le gouvernement constituent l'élément le plus préoccupant de ce tableau. Les coûts générés par ces demandeurs d'asile pendant leur première année au pays sont entièrement couverts par les contribuables et leurs besoins sont traités par des agences de réinstallation dans l'une des 36 villes canadiennes ayant accepté de les accueillir.

Les données obtenues par La Presse Canadienne montrent que les réfugiés pris en charge par le gouvernement ont davantage d'enfants, moins de compétences linguistiques et un niveau d'instruction plus bas que ceux qui sont parrainés par des groupes privés.

Selon une analyse de six pages rédigée par le ministère de l'Immigration, les besoins de ces individus sont, de manière générale, plus importants que ce qui avait été prévu à l'origine.

Le ministère ajoute cependant qu'une telle situation est fréquente chez les demandeurs d'asile parrainés par le gouvernement. Ce qui rend le cas des réfugiés syriens unique, c'est l'échéancier: l'ensemble du contingent aura été réinstallé dans un délai d'environ deux mois et demi.

Le gouvernement fédéral continue d'encourager les idées innovatrices et la collaboration entre tous les paliers gouvernementaux et les fournisseurs de services dans les domaines de la formation linguistique, de l'éducation et des services professionnels afin d'assurer une intégration réussie pour ces personnes, indique l'analyse.

Sur les 25 000 Syriens que le Canada devrait accueillir d'ici la fin du mois, environ les deux tiers devraient être pris en charge par le gouvernement. Un total de 25 000 demandeurs d'asile parrainés par le gouvernement devraient arriver au pays d'ici la fin de 2016.

L'analyse porte sur les renseignements relatifs aux réfugiés dont les dossiers ont été traités entre novembre 2015 et janvier 2016, plus particulièrement sur ceux provenant de la Jordanie.