NOUVELLES
03/02/2016 11:05 EST | Actualisé 03/02/2017 00:12 EST

Le pétrole rebondit à 32,28 dollars le baril en clôture à New York

Le pétrole a brusquement rebondi mercredi à New York, dans un marché saluant un dollar en nette baisse et de nouvelles rumeurs sur une potentielle baisse de la production mondiale de brut, semblant oublier l'augmentation des stocks aux Etats-Unis.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en mars a gagné 2,40 dollars à 32,28 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Une partie de cette hausse est due à la faiblesse du dollar", a noté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. En effet comme le brut s'échange en billets verts, toute baisse de la monnaie américaine facilite les achats par des investisseurs munis d'autres devises.

Toutefois M. Lipow a estimé que "la hausse s'explique plus par l'annonce (par un responsable) d'Equateur qu'il pourrait y avoir une réunion extraordinaire de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole en février".

Depuis la semaine dernière, le marché est en effet très sensible à toute indication selon laquelle l'Opep pourrait décider, éventuellement de concert avec la Russie, actuel premier pays producteur, de réduire la production mondiale afin de soutenir les cours.

En début de semaine ces espoirs avaient semblé s'évanouir à l'issue notamment de discussions restées infructueuses sur le sujet entre le ministre vénézuelien du Pétrole Eulogio del Pino et des responsables russes, entraînant une baisse des cours.

Le marché a semblé ignorer les statistiques hebdomadaires du ministère américain de l'Energie (DoE), qui ont fait état d'une augmentation des stocks de brut bien plus forte que prévu, pour s'inscrire au plus haut depuis 1930: ils ont progressé de 7,8 millions de barils pour atteindre 502,7 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg tablaient en moyenne sur une augmentation de quatre millions de barils.

Les stocks d'essence ont de leur côté avancé de 5,9 millions de barils, bien plus que les 2,5 millions prévus par les experts de Bloomberg. Les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.), ont baissé de 800.000 barils, moins que le déclin de 1,5 million qu'avaient estimé les experts de Bloomberg.

Devant ces chiffres "très, très baissiers", comme l'a souligné M. Lipow, certains mettaient le rebond de mercredi sur le compte de facteurs avant tout techniques.

bur-chr/jld/elc