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03/02/2016 02:03 EST | Actualisé 03/02/2017 00:12 EST

L'Italie envoie 130 militaires en Irak en réponse à une demande de la France

L'Italie va envoyer 130 militaires supplémentaires à Erbil en Irak, en réponse aux demandes formulées par la France auprès de ses partenaires de l'Union européenne après les attentats de novembre, a annoncé mercredi la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti.

Ces 130 militaires, qui disposeront d'hélicoptères de secours et de combat, auront pour mission essentielle de récupérer les blessés, a précisé la ministre sur la chaîne de télévision italienne 7.

"Les Américains évaluent la possibilité de déplacer en Turquie" ces militaires italiens, "pour pouvoir intervenir en Syrie, et donc, il s'agit d'un engagement nouveau et significatif de l'Italie dans la lutte contre le terrorisme", a précisé Mme Pinotti.

Le président français, François Hollande, avait invoqué en novembre l'article 42-7 des traités européens, prévoyant une clause de solidarité en cas d'agression contre un pays de l'UE, après les attentats meurtriers qui avaient fait 130 morts à Paris et en banlieue.

"La France souhaite demander à ses partenaires européens leur appui -- à titre bilatéral -- dans la mesure de leurs moyens, dans la lutte contre Daesh (acronyme arabe du groupe jihadiste Etat islamique) en Irak et en Syrie, et une participation militaire accrue de la part des Etats membres dans les théâtres d'opération où la France est déployée", avait alors expliqué le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

L'Italie avait tardé à répondre, provoquant quelques tiraillements entre Paris et Rome.

Dans un éditorial plutôt sévère pour la politique étrangère italienne, le Corriere della Sera, premier quotidien du pays, avait dénoncé en janvier le lâchage en rase campagne par le gouvernement italien de son allié français.

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a "de fait pris ses distances avec François Hollande en lui refusant le soutien militaire" qu'il demande, avait ainsi écrit le politologue et éditorialiste du journal, Angelo Panebianco.

Faux, avait rétorqué dès le lendemain dans une lettre ouverte le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni: "Je ne connais aucune demande de la part de la France à laquelle l'Italie n'aurait pas répondu".

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