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03/02/2016 10:24 EST | Actualisé 03/02/2017 00:12 EST

Grèce: les "hotspots" seront prêts d'ici le 15 février (HCR, gouvernement)

L'installation des centres d'enregistrement ("hotspots") des réfugiés sur les îles grecques de la mer Egée sera achevée d'ici le 15 février, ont estimé mercredi le ministre grec de la Défense et le représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés auprès de la Grèce.

"Tous les +hotspots+ seront prêts d'ici le 15 février, selon les engagements de la Grèce", a déclaré aux médias Panos Kammenos lors d'une visite sur l'île de Lesbos, principale porte d'entrée des migrants en Europe, face aux côtes occidentales turques.

Accompagné de nombreux hauts responsables du gouvernement et du responsable du HCR en Grèce, Philippe Leclerc, M. Kammenos a effectué mercredi une tournée sur les îles de Chios, Kos, Leros, Samos et Lesbos où cinq "hotspots" doivent être prêts d'ici à la mi-février.

"Toute l'énergie et la capacité de l'armée hellénique sont actuellement consacrées à la gestion des +hotspots+ pour qu'ils soient prêts dans le délai prévu, soit d'ici le 15 février", a assuré à l'AFP Philippe Leclerc.

Il s'est dit confiant que ces centres seraient prêts dans la majorité des régions".

Après avoir avoué des retards pris dans l'installation de ces centres d'enregistrement et d'accueil pour les réfugiés, la Grèce a décidé mardi de confier cette tâche au ministère de la Défense pour accélérer les travaux.

La Commission européenne a menacé la semaine dernière de rétablir pour deux ans les contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen et d'isoler de fait la Grèce, si celle-ci ne parvient pas à renforcer les contrôles d'arrivées à sa propre frontière maritime avec la Turquie, également frontière extérieure de l'espace Schengen au sud.

Malgré les conditions hivernales et les restrictions imposées par certains pays européens, le flux migratoire se poursuit en Grèce en provenance des côtes turques depuis début janvier: au total, 62.000 migrants sont arrivés, selon l'Organisation internationale pour les migrations (IOM). 272 personnes ont perdu la vie ou ont disparu durant ce voyage, selon l'IOM.

"La situation est encore extrêmement difficile, de nombreux réfugiés arrivent quotidiennement sur les côtes de l'Egée", a commenté M. Leclerc.

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