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03/02/2016 11:17 EST

Un grand déversement moins important que prévu (VIDÉO)

Le grand déversement d'eaux usées de la Ville de Montréal aura finalement été moins important que ne l'avait annoncé l'administration Coderre. La Ville a déversé 4,9 milliards de litres d'eau directement dans le fleuve Saint-Laurent plutôt que les 8 milliards prévus.

Les travaux ont été moins longs que prévu, ce qui a permis de réduire la durée du déversement à moins de 4 jours (89 heures) plutôt que les 7 jours initialement prévus.

La Ville a procédé à l'analyse de quelque 10 000 échantillons d'eau puisés à une centaine d'endroits dans le fleuve entre Montréal et Québec sur une période de 14 jours. Elle a évalué que la qualité de l'eau a été affectée sur une courte période (de 4 à 10 jours), mais que la faune et la flore du Saint-Laurent n'ont pas été mises en danger.

Le déversement a affecté une bande de 250 m de large sur le versant sud de l'île de Montréal et jusqu'à 10 km de large en aval du déversement. La Ville affirme qu'aucun changement dans la concentration de coliformes fécaux n'a été enregistré dans le fleuve en aval de la ville de Repentigny.

L'administration Coderre ajoute que le déversement n'a eu aucun « effet mesurable sur la qualité chimique des sédiments et des plantes et sur la toxicité des sédiments » dans le fleuve. Seulement 3 mètres cubes de déchets ont été recueillis - surtout aux points de rejets Saint-Pierre et McGill - sur les berges du Saint-Laurent.

En outre, aucun citoyen ne s'est plaint du déversement à la Ville.

Des travaux nécessaires, mais controversés

Les travaux, réalisés par une trentaine de travailleurs à raison de 24 heures par jour, ont permis de retirer les cintres qui obstruaient l'intercepteur situé sous la rue Mill, entre les rues Riverside et Bridge, dans le quartier Pointe-Saint-Charles. La chute à neige d'un méga-égout du sud de la municipalité, située directement dans la zone de travaux de l'autoroute Bonaventure, a également été déplacée.

L'administration Coderre reconnaît, dans son bilan, qu'elle aurait dû mieux gérer la communication entourant ces travaux en raison de la sensibilité des Montréalais et des Québécois sur les questions environnementales. La saga du déversement des eaux usées de la Ville dans le fleuve s'était transformée en un enjeu politique, puisqu'elle s'est déroulée pendant la dernière campagne électorale fédérale.

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