NOUVELLES
01/02/2016 12:14 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Le football sud-américain efface un symbole d'une impunité révolue

Le nouveau président de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), Alejandro Dominguez, a symboliquement retiré lundi une plaque à l'entrée du siège de l'organisation à Asuncion, symbole selon lui de "l'impunité" qui a longtemps prévalu.

De 1997 à juin 2015, le siège de la Conmebol jouissait d'un statut de représentation diplomatique, empêchant toute intervention des forces de l'ordre et inscrit sur cette plaque.

"Malheureusement, a déclaré M. Dominguez, cette législation paraguayenne a été mal utilisée dans le passé (...) Nous réitérons aujourd'hui notre rejet total et absolu des pratiques de corruption et nous faisons disparaître cette plaque... de l'impunité".

Lors de son élection à la présidence du football sud-américain le 26 janvier, Dominguez s'est engagé à faire table rase du passé et à diriger la Conmebol en toute transparence.

Cet homme d'affaires paraguayen de 44 ans était jusque là président de la fédération paraguayenne de football.

Le président paraguayen Horacio Cartes avait abrogé la loi octroyant un statut spécial à la Conmebol, en juin 2015, juste après l'explosion du scandale de corruption dans les instances du football.

Depuis, la police paraguayenne et des agents du pouvoir judiciaire ont perquisitionné le bâtiment et saisi de nombreux documents, à la demande de la justice américaine.

Les trois derniers présidents de la Conmebol sont soupçonnés par la justice américaine d'avoir encaissé des millions de dollars de pots-de-vin dans le cadre de l'attribution des droits de diffusion TV de compétitions organisées par la Conmebol.

Arrêté en décembre à Zurich, puis extradé vers les Etats-Unis, le Paraguayen Juan Angel Napout (août 2014-déc 2015) est actuellement assigné à résidence à Miami.

Ses deux prédécesseurs ont été visés par le premier coup de filet de la justice américaine.

Dirigeant historique du football sud-américain de 1986 à 2013, Nicolas Leoz, 87 ans, est assigné à résidence chez lui à Asuncion, où il possède une clinique privée, qu'il fréquente régulièrement.

L'Uruguayen Eugenio Figueredo (2013/2014) est lui en prison à Montevideo, après son arrestation à Zurich en mai alors qu'il était vice-président de la Fifa et une extradition vers les Etats-Unis.

erd/ap/ka/yk