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01/02/2016 05:17 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Iran: Rafsandjani critique l'exclusion du petit-fils Khomeiny des élections

L'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani a vivement critiqué lundi le rejet de la candidature de Hassan Khomeiny, proche des réformateurs et petit-fils du fondateur de la République islamique d'Iran, aux élections du 26 février pour l'Assemblée des experts.

"Qui vous a donné le droit de juger? Qui vous a donné les tribunes de la prière du vendredi et de la télévision d'Etat?", s'est interrogé M. Rafsandjani propos de ceux qui ont rejeté la candidature de Hassan Khomeiny. "Que Dieu vous pardonne", a-t-il encore lancé.

"Si l'imam (Khomeiny) et la volonté populaire n'avaient pas existé, aucun de ces gens-là n'aurait été là", a-t-il ajouté, selon l'agence officielle Irna.

La commission de la surveillance des élections, qui dépend du Conseil des Gardiens de la constitution, n'a pas retenu la candidature de Hassan Khomeiny, officiellement parce qu'il n'a pas participé à un examen pour vérifier le niveau de ses connaissances théologiques.

Le Conseil des gardiens, qui a la haute main sur les élections en Iran, est dominé par les conservateurs.

Hassan Khomeiny, âgé de 43 ans, a annoncé vendredi qu'il allait faire appel de la décision de ne pas retenir sa candidature aux élections du 26 février.

L'Assemblée des experts à laquelle il était candidat est chargée de nommer, surveiller et éventuellement démettre le guide suprême iranien. Elle pourra ainsi avoir un rôle important lorsque disparaîtra le numéro un iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, âgé de 76 ans.

Proche compagnon de l'imam Khomeiny, M. Rafsandjani a été longtemps considéré comme le numéro deux du pouvoir, mais ces dernières années, il a été progressivement écarté et n'occupe plus désormais que la présidence du Conseil de discernement du régime, instance consultative et d'arbitrage, après avoir été président de la République pendant huit ans (1989-1997).

Il est lui-même candidat pour l'Assemblée des experts, dont il est déjà membre.

Les élections pour l'Assemblée des experts auront lieu en même temps que celles pour le Parlement. Les deux chambres sont actuellement dominées par les conservateurs.

Les deux scrutins sont cruciaux pour le président modéré Hassan Rohani qui espère obtenir une majorité d'élus réformateurs et modérés au Parlement afin d'avoir les coudées franches pour appliquer ses réformes politiques et sociales.

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