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01/02/2016 13:17 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Fifa: Infantino veut ouvrir l'organisation au monde et aux femmes

Gianni Infantino, le candidat de l'Europe à la présidence de la Fifa, a prôné lundi à Londres une plus grande ouverture de la Fifa aux "gens du monde entier" et aux femmes, lors de la présentation de son programme.

Le secrétaire général de l'UEFA a exposé à Wembley son plan pour les 90 premiers jours de sa présidence, s'il est élu le 26 février à Zurich, en présence de plusieurs poids lourds du football, dont l'entraîneur vedette José Mourinho, les anciens internationaux portugais Luis Figo, brésilien Roberto Carlos et espagnol Fernando Hierro, ou encore de l'ex-sélectionneur de l'Angleterre Fabio Capello.

"Je pense que la Fifa, en tant qu'organisation mondiale, doit inclure plus de femmes, doit inclure des gens du monde entier dans son administration, pas seulement de bons cadres de Suisse, d'Allemagne et de France, a précisé Infantino dans un entretien à l'AFP. Je pense que si la Fifa veut gagner le respect, elle doit accueillir des bonnes personnes, d'où qu'elles viennent".

Il propose ainsi de nommer pour la première fois un secrétaire général "non-européen" en remplacement du Français Jérôme Valcke, limogé mi-janvier après avoir été mis en cause dans la revente de billets du Mondial-2014.

Outre Infantino, 45 ans, les candidats à la tête de l'instance sont le Français Jérôme Champagne, ex-secrétaire général adjoint de l'organisation, le Cheikh bahreïni Salman, patron de la Confédération asiatique, le Prince Ali, demi-frère du roi Abdallah de Jordanie, et l'homme d'affaires sud-africain Tokyo Sexwale.

Le N.2 du football européen est entré assez tardivement dans la course, en octobre, après la suspension provisoire de toute activité dans le football du président de l'UEFA, Michel Platini, mis en cause par la Fifa pour un versement controversé de 1,8 million d'euros par son ancien président, Joseph Blatter.

- 'Un moment crucial' -

Mais il réfute l'idée d'être un second choix: "C'est vrai qu'il y a quelques mois, je ne pensais pas à être candidat. Mais dans la vie, il y a pas parfois des situations où il faut prendre des décisions", a-t-il expliqué.

"Quand j'ai vu ce qui se passait, j'ai pensé que je ne pouvais pas simplement m'asseoir et regarder tout être détruit ou s'autodétruire, a-t-il ajouté. Je mène campagne avec cette motivation, cet engagement, et j'ai confiance en ma capacité à réussir".

Il rejette également l'idée de travailler avec un autre candidat après l'élection, s'il échoue dans sa quête de la présidence: "Si je suis élu, je serai le président de la Fifa le 26 février. Si je ne suis pas élu, il n'y aura pas d'accord à conclure ou en passe d'être conclu".

"Ma principale mission sera de ramener le football à la Fifa et la Fifa au football", a clamé Infantino, qui souhaite marquer une rupture claire avec le vaste scandale de corruption qui secoue actuellement l'organisation.

"L'image de la Fifa doit s'améliorer et redevenir la meilleure possible, et nous ne pouvons faire ça que si nous vivons et respirons football et travaillons à 2000% pour le football", a poursuivi l'Italo-suisse.

Parmi ses soutiens, le Portugais Luis Figo estime "que nous sommes à un moment crucial" pour le football mondial. "Les gens doivent se demander s'ils veulent que les choses continuent comme ça ou s'ils veulent un changement. Si vous regardez les autres candidats, il est la bonne personne pour réaliser ce changement", a-t-il justifié.

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