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01/02/2016 07:44 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Femmes autochtones: les aspects socio-économiques doivent être inclus, dit l'ONU

OTTAWA — La commission d'enquête sur les femmes autochtones devra absolument prendre en compte les racines profondes de cette violence, à commencer par les facteurs socio-économiques, selon des représentants des Nations unies.

Ces représentants de différentes instances de l'Organisation des Nations unies (ONU) ont rencontré lundi les ministres responsables d'élaborer les paramètres de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

En point de presse suivant cette rencontre avec les ministres Carolyn Bennett, Patty Hajdu et Jody Wilson-Raybould, ils ont insisté sur le fait que cette enquête devait être aussi large que possible.

Pour Barbara Bailey, du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, il sera «très difficile de briser le cycle de la violence» à moins de s'attaquer aux racines du problème. Le désavantage économique subi par les membres des Premières Nations devra être au coeur de cette enquête, selon elle.

Les cas allégués de Val-d’Or, où des femmes autochtones ont affirmé avoir été victimes de sévices sexuels par des policiers de la Sûreté du Québec, devraient aussi être inclus dans l'enquête. Pour le rapporteur spécial des Nations unies sur la violence contre les femmes, Dubravka Simonovic, l'impunité doit être abordée dans le processus. La ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a déjà laissé entendre que l'enquête engloberait notamment ces cas allégués de sévices.