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01/02/2016 03:21 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Deux présidents du Barça refusent de s'expliquer dans l'affaire Neymar

Le président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu, et son prédécesseur, Sandro Rosell, ont refusé lundi de répondre aux questions du juge sur des irrégularités présumées dans le transfert du Brésilien Neymar en 2013, ont indiqué des sources judiciaires.

Bartomeu et Rosell, mis en examen pour "escroquerie" et "corruption", se sont bornés à répéter devant l'Audience nationale, juridiction spécialisée notamment dans les grandes affaires financières, ce qu'ils avaient déjà déclaré dans des poursuites pour fraude fiscale lors de ce même transfert.

Le Barça avait chiffré le transfert de Neymar depuis le club brésilien de Santos à 57,1 millions d'euros (17,1 millions pour le club et 40 millions pour la famille du joueur). Mais la justice espagnole, saisie par le fonds d'investissement brésilien DIS, qui détenait 40% des droits du joueur, a estimé ce montant à au moins 83,3 millions d'euros.

L'attaquant du Barça et de l'équipe du Brésil doit être entendu mardi par le juge José de la Mata.

DIS avait reçu 6,8 millions d'euros sur les 17,1 millions payés à Santos, et estime ne pas avoir touché sa part sur des contrats annexes que le club catalan aurait utilisés pour cacher le montant réel du transfert.

Le fonds d'investissement s'est aussi estimé lésé par un accord d'exclusivité entre le Barça et Neymar, qui empêche d'autres clubs de présenter des offres pour l'attaquant jusqu'à la fin de son contrat en juin 2018.

Bartomeu et Rosell ont répété leurs déclarations de février 2015 et juillet 2014 dans un autre volet de la même affaire: les poursuites pour fraude fiscale lors du transfert du Brésilien.

Bartomeu a rejeté la responsabilité sur son prédécesseur qui a selon lui "mené, au nom du club, les négociations avec le père du joueur", affirmant n'être personnellement "pas intervenu dans la négociation" et avoir "reçu et signé les contrats préparés par le club, sans être averti d'un possible risque fiscal".

Rosell a quant à lui assuré que "les contrats étaient faits parfaitement".

Le juge a également convoqué les représentants du Santos FC brésilien à l'époque, Odilio Rodriguez et Luis Alvaro de Oliveira. Ceux-ci ont demandé à être entendus au Brésil via une commission rogatoire.

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