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01/02/2016 03:16 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Des lycées et collèges français encore menacés, évacuation de plusieurs écoles au Royaume-uni

Des lycées parisiens, pour la troisième fois en une semaine, mais aussi des établissements scolaires à Lyon (centre-est de la France) et au Royaume uni ont reçu des menaces anonymes lundi, a-t-on appris auprès des autorités.

Les élèves de trois des plus prestigieux lycées de la capitale française - Condorcet, Henri IV et Louis-le-Grand - ont été mis à l'abri lundi matin, a précisé le rectorat de Paris sur son compte Twitter officiel. "La police sécurise les lieux", a-t-on ajouté.

De source policière, on indique que ces établissement ont reçu des appels menaçants vers 08H00 GMT. "Vous allez tous mourir", a lancé la personne au bout du fil.

Plusieurs établissements parisiens, dont les trois visés ce lundi, ainsi que le Lycée français de Rome avaient déjà été la cible de "menaces" la semaine dernière. A chaque fois, la police n'avait rien trouvé et les lycées avaient repris leur fonctionnement habituel.

Un scénario similaire s'était également produit aux mêmes dates - mardi et jeudi derniers - au Royaume uni, dans la région de Birmingham (centre).

Lundi, six écoles de la même région britannique des West Midlands et deux autres dans la ville écossaisse de Glasgow ont été évacuées en raison de nouvelles menaces, selon les autorités locales.

"A ce stade, rien ne suggère de menace crédible contre aucune de ces écoles", a déclaré l'inspecteur Colin Mattinson, de la police des West Midlands.

Pour la première fois, d'autres messages menaçants ont également visé lundi des établissements scolaires français en dehors de Paris. Quatre lycées et deux collèges de Lyon ont reçu vers 08H00 GMT des alertes à la bombe provenant d'un même message pré-enregistré, a indiqué une porte-parole de la préfecture.

La justice française a ouvert la semaine dernière une enquête pour menaces de destruction.

Plusieurs écoles avaient par ailleurs été évacuées ou fermées en Australie vendredi à la suite d'alertes à la bombe, qualifiées de "canulars" par la police.

La France et le Royaume-Uni, qui font partie de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, ont été visés ce week-end par une vidéo de propagande de l'EI.

Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande de l'EI, Dar-al-Islam, avait pris pour cible les enseignants, accusés d'être "en guerre ouverte contre la famille musulmane" et a appelé à les "tuer".

L'EI a revendiqué les attentats parisiens de novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

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