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01/02/2016 03:04 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

CPI: la France est accusée d'avoir chassé Gbagbo du pouvoir en Côte d'Ivoire

LA HAYE, Pays-Bas — L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo s'affairait à rétablir la démocratie dans son pays quand il a été évincé du pouvoir par l'armée française, des mercenaires et d'autres partisans du président actuel, Alassane Ouattara.

L'avocat Emmanuel Altit a lancé cette affirmation lundi, quand il a pris la parole pour la première fois devant la Cour pénale internationale. Gbagbo est accusé de crimes contre l'humanité en lien avec la vague de violence qui a déferlé sur le pays après le scrutin présidentiel de 2010.

Quelque 3000 personnes ont été tuées. Gbagbo a plaidé non coupable aux quatres accusations de meurtres et de viols qui pèsent contre lui.

Des procureurs ont reproché à Gbagbo, la semaine dernière, d'avoir mis le feu aux poudres pour s'accrocher au pouvoir après avoir été défait par M. Ouattara.

Me Altit prétend que cette version des faits est une narration politique qui vise simplement à justifier le recours à la force contre le «président Gbagbo».