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01/02/2016 07:30 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Costa Rica : les chauffeurs de taxi manifestent contre Uber

Des centaines de chauffeurs de taxi ont bloqué lundi des rues de San José, capitale du Costa Rica, en signe de protestation contre le service de voitures de tourisme avec chauffeur Uber.

Dans leurs voitures rouges, certains avec la pancarte "Dehors Uber", les chauffeurs de taxi ont provoqué des bouchons en se rendant, au ralenti, jusqu'au palais présidentiel.

Cette manifestation, qui suit d'autres similaires en Amérique latine, notamment à Montevideo et Sao Paulo, visait à exiger du gouvernement qu'il bloque l'application internet d'Uber, société californienne de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) présente dans 58 pays et valorisée à plus de 50 milliards de dollars.

"Ce sont des délégations de chauffeurs de taxi de tout le pays, avec comme demande principale du mouvement la fermeture de la plateforme Uber", a expliqué aux journalistes Rubén Vargas, secrétaire général de l'Union des chauffeurs de taxis costariciens.

Le président du pays, Luis Guillermo Solis, a lui-même affirmé lundi, sur la radio Columbia, que "l'activité d'Uber est illégale et génère des conséquences sociales importantes". Mais il a estimé aussi qu'"on ne peut pas tout résoudre avec des blocages".

Le ministre des Sciences et Technologies, Mauricio Jenkins, a pour sa part prévenu qu'il était impossible juridiquement de bloquer l'application Uber. "Ce serait de la censure d'internet et nous ne sommes pas d'accord", a-t-il déclaré au journal local La Nacion.

Uber est arrivé au Costa Rica en 2015, sans détenir d'autorisation légale, sa pratique habituelle quand il s'implante dans un nouveau pays, ce qui a déjà suscité ailleurs dans le monde de nombreux affrontements avec des chauffeurs de taxi, mécontents de cette concurrence déloyale.

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