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01/02/2016 14:49 EST | Actualisé 01/02/2017 00:12 EST

Colombie: Santos "en attente" des pourparlers de paix avec l'ELN

Le président colombien Juan Manuel Santos a déclaré lundi être "en attente" du lancement des pourparlers de paix avec la guérilla de l'ELN, avec laquelle le gouvernement tient depuis deux ans des dialogues exploratoires.

"Cela fait déjà un moment que nous leur demandons la tenue d'une série de réunions pour passer de la phase confidentielle à la phase publique, et nous sommes en attente qu'ils concrétisent les dates", a déclaré M. Santos à Radio Nacional à propos des guérilleros d'extrême gauche de l'Armée de libération nationale (ELN).

Au lendemain de la publication d'un communiqué de l'ELN déclarant être prête "depuis novembre dernier" et reprochant au gouvernement de ne pas avoir fixé de date, M. Santos a démenti, affirmant que les rebelles "savent que ce n'est pas vrai".

Le gouvernement et l'ELN, deuxième guérilla du pays avec quelque 1.500 combattants, ont entamé en janvier 2014 des dialogues exploratoires des négociations de paix, en parallèle aux pourparlers menés depuis 2012 avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principal mouvement rebelle avec environ 7.000 combattants.

L'ELN a indiqué dimanche que le dernier cycle de conversations s'était terminé, mais que "le gouvernement n'a pas voulu définir ces deux points" d'une date et d'un lieu "pour conclure la phase confidentielle des conversations et entamer la phase publique".

Humberto de la Calle, chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers avec les Farc, a appelé vendredi dernier l'ELN à se joindre à ces négociations que les deux parties entendent conclure d'ici le 23 mars par un accord de paix.

L'ELN, fondée en 1964 et inspirée de la théologie de la libération ainsi que de la révolution cubaine, maintient son offensive, à la différence des Farc qui observent depuis juillet dernier un cessez-le-feu unilatéral.

Le conflit armé colombien, issu d'une insurrection paysanne, a impliqué au fil des décennies guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite et forces armées, faisant au moins 220.000 morts, des dizaines de milliers de disparus et six millions de déplacés.

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