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31/01/2016 09:54 EST | Actualisé 31/01/2017 00:12 EST

Tournoi - Fiche d'identité: Angleterre

ANGLETERRE

Entraîneur: Eddie Jones (AUS, depuis novembre 2015)

Capitaine: Dylan Hartley (29 ans, 66 sélections, talonneur, Northampton/ENG)

Palmarès: 26 victoires

12 Grands Chelems (1913, 1914, 1921, 1923, 1924, 1928, 1957, 1980, 1991, 1992, 1995, 2003)

Tournoi-2015: 2e (4 victoires, 1 défaite)

Le contexte. L'Angleterre, qui reste sur quatre places de dauphin dans le Tournoi, a beaucoup à se faire pardonner dès l'entame en Ecosse, après sa Coupe du monde complètement ratée. Eliminé dès la phase de poules, l'hôte de la compétition y a perdu deux de ses quatre matches et beaucoup de ses illusions, alors qu'il visait ouvertement un deuxième titre mondial après celui de 2003. Conséquence: le sélectionneur Stuart Lancaster a été limogé malgré un contrat courant jusqu'en 2020 et la Fédération a décidé de confier pour la première fois de son histoire les rênes de la sélection à un étranger, le charismatique australien Eddie Jones. Jones, qui a mené pendant la Coupe du monde le Japon à une historique victoire contre l'Afrique du Sud, arrive avec les mains libres pour ouvrir un nouveau cycle. Son groupe fait la part belle à sept néophytes, qui éclipsent les absences de quelques cadres sur le déclin, mais surtout à des joueurs de caractère écartés par Lancaster, dont le nouveau capitaine Dylan Hartley. Objectif: redonner du piquant au XV de la Rose apparu bien fade pendant la Coupe du monde.

L'homme à suivre: Dylan Hartley (talonneur). Pour apporter du mordant au XV d'Angleterre, le nouveau sélectionneur Eddie Jones a nommé capitaine, en remplacement du troisième ligne Chris Robshaw, le rugueux talonneur Dylan Hartley (29 ans, 66 sél.), écarté par son prédécesseur Stuart Lancaster pour son indiscipline. Depuis avril 2007, le talonneur de Northampton a en effet été suspendu 54 semaines pour un éventail de mauvais gestes, de la "fourchette" au coup de tête en passant par la morsure, le coup de poing, les insultes à l'arbitre et le coup de coude. Ecorché vif, le Néo-Zélandais de naissance, qui a répété avoir appris de ses erreurs, devra se canaliser, tout en gardant suffisamment de caractère pour transcender ses troupes. Cette saison, il a été absent sept semaines... mais en raison d'une commotion cérébrale.

L'objectif. Eddie Jones (sélectionneur): "Jouer et gagner, pour l'Angleterre, c'est très différent. Pour gagner, il faut se battre chaque jour pour progresser. Peut-être que dans le passé, gagner une sélection suffisait. C'est ce que semblent indiquer les résultats. (...) Nous voulons une équipe qui ne lâche rien. Il faut changer le rugby anglais pour qu'il retrouve ce que le reste du monde craignait: son jeu d'avants. Il faut revenir à un style anglais fort, basé sur une mêlée puissante, un maul qui avance. Et après, il nous faut des arrières qui savent utiliser le ballon. On ne cherche pas à copier la Nouvelle-Zélande, l'Australie. On veut être l'Angleterre. (...) Certains joueurs restent sur une déception (la Coupe du monde, NDLR). Comment ils transformeront cette déception pour s'améliorer, c'est la clé.".

L'équipe-type: Brown - Watson, Joseph, O. Farrell, Nowell - (o) G. Ford, (m), Care - Robshaw, B. Vunipola, Haskell - Lawes, Launchbury - Cole, Hartley (cap.), M. Vunipola

cd/nk/pel