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31/01/2016 02:10 EST | Actualisé 31/01/2017 00:12 EST

Mondiaux-2016 - Un "moteur caché" dans un vélo, premier cas jamais observé

Un "moteur caché" a été découvert dans le vélo de la Belge Femke Van den Driessche, premier cas avéré de tricherie mécanique dans le cyclisme de haut niveau, a déclaré dimanche le président de l'Union cycliste internationale (UCI), lors des Championnats du monde de cyclo-cross.

"Nous pensons clairement qu'il y a eu fraude technologique, il y avait un moteur caché", a déclaré Brian Cookson en conférence de presse.

Le vélo suspect avait été saisi samedi, alors que la rumeur de l'existence de moteurs électriques cachés, jusqu'alors jamais prouvée, agite le monde du cyclisme depuis plusieurs années.

"Le dopage mécanique est désormais une réalité", a affirmé Brian Cookson.

"Ce que nous avons découvert est un signal clair, a encore dit le Britannique lors d'une conférence de presse. Souvent, on riait en évoquant ce dopage mécanique mais maintenant on sait que des coureurs utilisent de tels procédés, où les ont utilisés".

L'UCI avait annoncé avoir saisi le vélo d'une concurrente avant que la Fédération belge (RLVB) précise qu'il s'agissait du vélo de la Belge Femke Van den Driessche et qu'une "fraude technologique" avait été constatée. La concurrente, favorite de la course, avait abandonné à mi-course suite à des problèmes mécaniques.

"A tous ceux qui veulent donc tricher, nous avons envoyé hier un message clair: nous allons vous attraper et nous allons vous punir, parce que notre technologie pour détecter ce type de fraude semble fonctionner", s'est félicité Cookson.

"Je n'ai jamais pensé que de tels agissements étaient possibles. C'est un scandale que l'entourage de Femke ait trompé la Fédération belge", a réagi Rudy De Bie, le sélectionneur belge, "choqué".

Ce cas de dopage mécanique à ces Championnats du monde de cyclo-cross est une première dans l'histoire du cyclisme.

Selon le règlement, le coureur s'expose à une disqualification, une suspension de six mois minimum et une amende pouvant s'élever à 200.000 francs suisses (192.000 euros).

"Le règlement concernant les sanctions sur les fraudes technologiques est très clair", a expliqué Cookson. "Il s'agit d'une suspension de minimum six mois, et sans limite maximale. Mais je ne peux pas encore m'étendre plus sur cette affaire. Le dossier est maintenant dans les mains de la Commission Disciplinaire et je ne vais donc pas donner plus de détails".

Je ne peux pas non plus vous donner plus d'explications sur le moteur décelé", a conclu le président de l'UCI.

bnl/dhe