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31/01/2016 07:20 EST | Actualisé 31/01/2017 00:12 EST

Le PM britannique rencontre l'UE afin de discuter de possibles réformes

LONDRES — Le premier ministre britannique, David Cameron, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, se rencontreront, dimanche, afin d'essayer de conclure une entente visant à convaincre le Royaume-Uni de rester membre de l'Union européenne (UE).

Cette rencontre survient après que M. Cameron eut déclaré que la proposition faite à son gouvernement par l'UE «n'était pas suffisamment bonne».

Les deux hommes discuteront à l'occasion d'un souper au 10, Downing Street. Le premier ministre britannique devrait réclamer le droit de limiter les prestations d'aide sociale versées par le Royaume-Uni aux migrants provenant d'autres pays de l'UE immédiatement après la tenue d'un référendum sur l'appartenance du pays à l'organisation européenne.

Cette question est devenue le principal enjeu et sujet de discorde entre le Royaume-Uni et l'UE.

L'organisation permet aux citoyens de ses 28 pays membres de travailler et vivre librement n'importe où sur son territoire, mais le gouvernement conservateur britannique soutient que les centaines de milliers de personnes de l'Europe de l'Est qui ont déferlé sur le Royaume-Uni constituent un fardeau pour les écoles, les hôpitaux et les services sociaux de la nation.

Vendredi, les hauts dirigeants de l'UE avaient proposé au Royaume-Uni d'avoir recours à un mécanisme de «frein d'urgence» qui l'autoriserait à limiter temporairement les crédits d'impôt offerts aux travailleurs les moins payés et les allocations de logement pour les immigrants si le système d'aide social du pays était de nouveau débordé.

Cette proposition pourrait permettre au gouvernement britannique de contrôler davantage l'immigration sur son territoire sans toutefois compromettre le désir des autres pays de préserver la libre circulation des individus.

David Cameron avait cependant déclaré, vendredi, que cette offre n'était pas suffisamment bonne, mais que les négociations progressaient.

Le Royaume-Uni compte aussi réclamer plus de pouvoir pour les parlements nationaux, une plus grande compétitivité sur le marché unique et une protection pour les neufs membres de l'UE qui n'utilisent pas l'euro.

Avant la rencontre, M. Tusk a écrit sur Twitter qu'il allait présenter des solutions pour chacune des demandes du gouvernement britannique, mais que l'accord devrait être accepté par les 28 pays de l'UE et ne pas aller à l'encontre des libertés fondamentales.

En dépit du fossé qui les sépare, les deux camps ont bon espoir de conclure une entente durant un sommet prévu pour les 18 et 19 février. S'il obtient ce qu'il veut, M. Cameron exhortera les Britanniques à voter en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE dans le cadre d'un référendum devant se dérouler d'ici l'an prochain et qui pourrait avoir lieu dès juin.